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Coup d’arrêt aux forages pétroliers en Guyane: bonne nouvelle!

14 Juin 2012

Communiqués, Medias

Les parlementaires écologistes Aline Archimbaud (Sénatrice de Seine-Saint-Denis) et Michele Rivasi (Député européenne du Grand Sud Est) se félicitent du coup d’arrêt donné aux forages de Shell en Guyane.

Michèle Rivasi – particulièrement impliquée sur le dossier ‘offshore’ au Parlement Européen depuis la catastrophe de DeepWater horizon il y a deux ans – avait notamment essayé d’obtenir un moratoire sur les forages offshores, en vain. Depuis, elle milite pour le conditionnement de l’octroi des licences d’exploration/exploitation à l’établissement d’évaluations d’impact environnemental, de plans de secours sérieux et de garanties financières suffisantes pour réparer le dommage humain et écologique (1): «La fusion de l’Energie et de l’Ecologie au sein du ministère de Mme Bricq démontre aujourd’hui tout son intérêt. Le sérieux de cette décision ministérielle est un signal fort lancé aux opérateurs, et notamment aux entreprises intéressées par les gaz de schiste en France. Alors que les énergies renouvelables gagnent chaque jour en compétitivité, le lobby des énergies fossiles cherche à entretenir notre dépendance néfaste aux énergies du passé…allant jusqu’à épuiser les dernières gouttes de pétrole en forant toujours plus profond, et en augmentant les risques. Après les zones écologiquement sensibles de la Guyane, Shell a déjà prévu d’aller forer en Arctique – au sein d’un écosystème aussi fragile qu’inconnu – profitant ainsi de la libération des glaces due au réchauffement climatique: quel cynisme!».

Aline Archimbaud est quant à elle membre de la Délégation Sénatoriale à l’outre mer, depuis sa création en novembre 2011, qui a récemment procédé à une série d’auditions concernant la possibilité d’exploiter le pétrole en mer. Elle avait appelé il y a quelques jours à la mise en place d’une concertation avec la population locale. En accord avec Guyane Ecologie, elle estimait en effet que « les garanties de sécurité de l’exploration n’étaient absolument pas réunies » et qu’« il est important de rappeler que le pétrole n’est pas l’énergie du futur. Il faut avant tout mettre en avant le fort potentiel de la Guyane en énergies renouvelables : biomasse, solaire, éolien, etc. et consacrer une part importante des investissements à ces secteurs. Par ailleurs, il faut faire preuve de la plus grande vigilance face au miroir aux alouettes que constituent de potentielles retombées fiscales. En cas d’accident lors du forage, le coût en terme de catastrophe écologique, économique et sociale serait incalculable…».

Se réjouissant de l’intervention de la Ministre de l’Ecologie Nicole Bricq sur ce sujet, Michele Rivasi, Aline Archimbaud et leurs collègues écologistes seront particulièrement attentifs à la refonte du code minier français qui devrait être entreprise au cours de l’été.

(1) un projet de règlement européen sur les plateformes offshore est actuellement en discussion au Parlement européen, Michèle RIVASI en est co-rapporteur.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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