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COP 21 : chaque jour, l’exemplarité climatique de la France est remise en question

01 Oct 2015

Communiqués, Medias

Baisse de l’aide au développement, diminution du budget de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), octroi de trois nouveaux permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux…la liste des incohérences du gouvernement ne cesse de s’allonger.

Réaction de Michèle RIVASI, vice-Présidente du Groupe des Verts/ALE au parlement européen : « Grande Cause nationale 2015, la lutte contre le réchauffement climatique n’est pas un exercice de communication mais un enjeu qui doit être confirmé par l’action gouvernementale. Alors même que François Hollande juge que la France doit être exemplaire pour parvenir à un accord international ambitieux, global et contraignant, les Français ont toutes les raisons de rester perplexes.

Exceptée l’annonce enthousiasmante de l’arrêt immédiat et sans exception des subventions de la France aux exportations de centrales à charbon (sans dispositif anti-CO2), on ne voit pas trop quel cap est en train de suivre le gouvernement. Entre un développement poussif des énergies renouvelables qui place la France en queue de peloton européen, les nouvelles coupes budgétaires dans l’aide au développement, mais aussi la suppression de postes à l’Ademe et surtout l’octroi ce 29 septembre de trois nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures, le gouvernement sombre dans une schizophrénie totale.

La boussole de nos ambitions climatiques est déréglée par la polarisation des intérêts des lobbies opposés à une véritable transition écologique, il n’y a qu’à voir les sponsors privés de la COP21 pour s’en rendre compte. Alors que le chômage ne cesse de croître, les opportunités de création d’emploi dans la transition énergétique sont pourtant nombreuses : le climat n’est pas seulement une priorité environnementale, c’est un enjeu aussi bien sanitaire qu’économique qui doit transcender l’action politique ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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