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Contamination radioactive des aliments : le laxisme de la Médiatrice européenne

08 Sep 2016

Communiqués, Medias

Pour fixer les limites admissibles de contamination radioactive pour les denrées alimentaires, la Commission européenne se fonde sur l’avis d’un groupe d’experts dont les déclarations d’intérêts ne sont pas publiées. Une situation qui ne semble pas inquiéter la Médiatrice européenne.

Réaction de Michèle Rivasi, députée écologiste au Parlement européen :

« Alors que la Commission oblige les membres de ses groupes d’experts à déclarer leurs intérêts publiquement et à s’inscrire au registre de transparence des lobbies, ces mesures ne concerne pas le groupe d’experts constitué en vertu de l’article 31 du traité Euratom, groupe qui fixe les niveaux maximaux admissibles de contamination radioactive pour les denrées alimentaires et les aliments pour bétail après un accident nucléaire et ne dépend pas du Traité sur le fonctionnement de l’UE.
Après avoir insisté plusieurs mois auprès de la Commission, j’ai obtenu la liste de ce groupe d’experts mais leur déclaration d’intérêts ne sont toujours pas publiées. Voilà pourquoi j’ai saisi en juin dernier la Médiatrice européenne afin qu’elle demande plus de transparence à l’exécutif européen.
Or, la réponse de la Médiatrice à ma requête est tout à fait inappropriée : « je souhaite vous informer que la Commission a adopté des nouvelles règles en matière de groupe d’experts. (…) On peut présumer qu’elle proposera aux groupes d’experts établis en vertu du traité Euratom d’évaluer la possibilité de modifier de la même façon leurs Règles, (…), c’est en effet le groupe lui-même qui décide de changer ses règles. »
Une réponse inquiétante qui suppose que l’autorégulation permettra la transparence en donnant toute confiance à un groupe d’experts qui agit pourtant dans la plus grande opacité sur un sujet primordial de santé publique. Je demande donc à la Médiatrice d’être beaucoup plus offensive et de faire appliquer la transparence
« .

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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