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Conférence environnementale : François Hollande reprend en main la stratégie énergétique française

20 Sep 2013

Communiqués, Medias

Le discours de François Hollande à l’ouverture de la deuxième conférence environnementale était particulièrement axé sur la transition énergétique, une manière responsable de répondre aux interrogations et doutes des écologistes.

Pour Michèle RIVASI, députée européenne EELV, le discours du Président de la République se voulait fédérateur, une nécessité en temps de crises : « François Hollande a bien saisi la dimension collective de la transition énergétique, je crois même qu’il compte marquer son mandat en s’investissant dans une mission qui donnera une nouvelle orientation à un pays jusque-là sclérosé sur les questions d’énergie. Par ailleurs, le discours et les engagements n’ont pas changé, ce qui est rassurant et démontre que les gages offerts aux écologistes ne sont pas que des paroles. Mais voilà, il faudra attendre l’inscription dans la loi de ces engagements pour que l’on cesse de se demander ce qu’on fait dans ce gouvernement».

« La vision stratégique de long terme avec des objectifs à 2030 et 2050 va dans le bon sens, les engagements énoncés correspondent à nos attentes. Cependant, nous ne pouvons nous satisfaire d’attendre, voire de craindre que tout cela soit détricoté par une nouvelle majorité à l’avenir. C’est pourquoi nous attendons des propositions d’urgence pour soutenir le développement des énergies renouvelables tout comme le nucléaire a été subventionné pendant les 50 dernières années. Le chantier de la rénovation thermique est gigantesque, mais il n’y a pas que celui-là pour créer de l’emploi, de la valeur pour notre pays. Actuellement, la France est en passe de rater ses objectifs de production d’énergies renouvelables à l’horizon 2020, le gouvernement doit écouter les responsables de ces filières d’avenir ».

« Par contre, j’ai beaucoup apprécié que le Président insiste sur le fait qu’il fallait donner les moyens à l’État de fermer des réacteurs nucléaires pour des questions de respect de la politique énergétique. Cette inscription dans la loi permettra à l’État de reprendre la main sur la politique énergétique et ne plus céder au chantage du lobby nucléaire. Nous avons besoin de cela pour nous assurer que Fessenheim soit bien fermée ».

« Pour finir, je reste déçue que la santé environnementale n’ait pas été évoquée. Toute production/consommation d’énergie a un impact sur la santé. Il faut arbitrer nos choix énergétiques en fonction des risques sanitaires qu’ils supposent. C’est pour cette raison que nous resterons fermement opposés aux gaz de schiste, mais aussi et surtout au diesel qui fait payer à la France et aux Français un lourd tribut économique et sanitaire ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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