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Conférence environnementale : éviter la grand-messe, exiger des actes !

27 Nov 2014

Communiqués, Medias

 

La Conférence environnementale des 27 et 28 novembre représente un enjeu majeur pour remettre l’urgence écologique au cœur de l’intervention publique et entamer la transition énergétique.
Un an avant la COP21 et après une première moitié de mandat où l’écologie a été reléguée et les promesses de 2012 oubliées (de la fermeture de Fessenheim à l’enterrement de l’écotaxe), cette conférence est l’occasion pour le gouvernement de placer l’écologie au cœur de son action, en répondant enfin aux attentes des citoyens pour améliorer leur qualité et leur cadre de vie.
Je participerai comme invitée à la table-ronde sur la santé environnement.
Je souhaite proposer diverses modifications législatives et projets pour faire face à la crise sanitaire qui touche la France avec l’explosion des maladies chroniques non infectieuses liées à la pollution de l’air notamment.

Je souhaite aussi la prise en compte de la santé environnementale dans les politiques de prévention proposées par la future loi santé qui sera débattue à la rentrée et la prise en compte de la santé environnementale dans le portefeuille du ministère de la santé.
Je souhaite également que le gouvernement :
• développe la recherche sur les maladies environnementales et sur les maladies émergentes ainsi que la phagothérapie pour faire face à la résistance aux antibiotiques.
• Mette en place des « zones blanches » dans chaque région pour les électrohypersensibles.
• Lutte contre les substances chimiques dans divers secteurs : jouet, textile, cosmétique, agro-alimentaire…
• Rompre avec les campagnes de vaccination obligatoire
Je me bats aussi depuis des années pour reconnaître le statut de lanceur d’alerte. Les principales révélations de scandales sanitaires (de la vache folle au Médiator) viennent de ces héros ordinaires qui ont pris des risques insensés au péril de leur carrière pour éviter la continuation de drames humains.
D’autre part, le principe de précaution (de portée constitutionnelle) doit être réaffirmé face aux attaques et aux dévoiements répétés de la droite et de Nicolas Sarkozy en particulier. Il s’agit d’un principe de progrès et d’innovation appelant au renforcement de l’expertise scientifique dans les zones d’incertitudes.
Enfin, les écologistes attendent l’abandon officiel des grands projets inutiles et écologiquement insoutenables fleurissant partout en France de l’aéroport de Notre Dame des Landes, au barrage de Sivens en passant par le scandaleux projet du Lyon-Turin, le projet Eon de biomasse de Gardanne qui menace la forêt méditerranéenne, le Center Parc de l’Isère, l’OIN de la Plaine du Var…
Cette conférence environnementale doit être celle des mesures concrètes et non des effets d’annonce dans le cadre d’une grand-messe annuelle avec clause de revoyure. La crise écologique ne laisse plus de place aux occasions manquées.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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