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Conférence de presse: l’Europe sans glyphosate, c’est maintenant!

01 Mar 2016

Communiqués, Medias

Conférence de presse au Parlement européen-Bruxelles-Mercredi 2 mars-10h
Salle PHS 0A50

À l’initiative de Michèle Rivasi (Députée européenne, Verts/ALE)
avec:
Angeliki Lysimachou (PAN Europe)
Martin Pigeon (Corporate Europe Observatory)
Gilles Pargneaux (Député européen, Socialistes et démocrates)
Frédérique Ries (Députée européenne, Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe)

Les 7 et 8 mars 2016, les experts des États membres, réunis au sein du Comité permanent de la Commission européenne (Standing Committee on Plants, Animals, Food and Feed, PAFF Committee, en Anglais) décideront de renouveler ou non l’autorisation du glyphosate pour les 15 prochaines années à venir.
Ce principe actif, qui est entre autres présent dans l’herbicide le plus commercialisé au monde, le Round Up de l’entreprise Monsanto, a été classé comme « cancérogène probable » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en mars 2015.

Pourtant, les experts des États membres et la Commission européenne sont sur le point d’autoriser de nouveau le glyphosate dans l’Union européenne sur la base du rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) publié en novembre 2015 et qui affirme, contrairement à l’OMS, que le glyphosate « n’est probablement pas cancérogène ».

Le rapport de l’AESA souffre de nombreuses lacunes dont la non-transparence des experts et la non-possibilité d’accéder à certaines études au nom du « secret des affaires. » En outre, nous voudrions mettre en avant le fait que, même si l’AESA, en sa qualité d’évaluateur des risques, conclut que le glyphosate n’est « probablement pas cancérogène », son rapport pointe du doigt plusieurs risques liés à l’utilisation de cette substance.

Dans ces conditions, en tant que représentant-e-s de la société civile et député-e-s européen-ne-s, nous appelons les experts du PAFF Committee et la Commission européenne à prendre leur distance avec les conclusions de l’AESA et à refuser le renouvellement de l’autorisation du glyphosate.

En 2016, il est grand temps de se détourner de l’agriculture intensive gourmande en pesticides. Le moment est venu de mettre en place des pratiques agricoles qui protègent à la fois la santé des agriculteurs et des consommateurs aussi bien que l’environnement.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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