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Accords de Copenhague et incompatibilité nucléaire : « Prétendre lutter contre les émissions CO2 grâce au nucléaire est un mensonge dangereux »

16 Déc 2009

Communiqués

« Prétendre lutter contre les émissions CO2 grâce au nucléaire est faux, vain et dangereux » a dénoncé Michèle Rivasi lors d’un point presse qui s’est tenu hier au Parlement à Strasbourg « les gouvernements et lobbies qui abondent dans ce sens font de la désinformation « verte » au détriment de la sécurité des populations. »

L’eurodéputée Europe Ecologie a tout d’abord clairement souligné « l’incompatibilité du fonctionnement de la filière nucléaire confrontée aux conséquences du changement climatique » prenant pour exemples « la nécessité de refroidir les centrales pendant les périodes de canicule » ou encore « l’inondabilité de nombreuses centrales en cas de montées des eaux ». Par ailleurs, « même s’il l’on construisait 1000 centrales nucléaires, cela ne permettrait de réduire que de 6% les émissions de gaz à effet de serre mais avec une situation de prolifération nucléaire hors de contrôle et le danger d’assister, impuissant, à un Tchernobyl par an ».

« Avec le nucléaire, on ne peut isoler la question des émissions CO2 sans prendre en compte le problème des déchets pour lesquels aucune solution n’est en vue » a précisé Michèle Rivasi. « On va peut-être les mettre sur des bateaux et les couler au large comme en Italie ? »

Sur l’emprunt présenté par le Président Sarkozy, Michèle Rivasi estime que « le fait de mettre 1 milliard d’Euros consacré aux réacteurs de 4e génération dans l’enveloppe du développement durable est une dérive inacceptable. »

Ce point presse s’est suivi par la projection aux députés européens du film « Déchets le Cauchemar du Nucléaire » en présence du réalisateur Eric Guéret et des coproducteurs Bonne pioche et Arte France.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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