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Commission Juncker : revirement sur les médicaments, soulagement pour les patients

09 Oct 2014

Communiqués, Medias

Comme en 2009, la Commission européenne a tenté de faire passer l’Agence européenne du médicament (EMA) sous le giron du département Entreprises. C’était sans compter, cette fois aussi, sur la vigilance du groupe des Verts/ALE qui ont fait pression sur le Président de la Commission européenne Juncker afin d’empêcher la politique du médicament de devenir un enjeu plus commercial que sanitaire.

Réaction de Michèle RIVASI, Vice-Présidente du Groupe des Verts/ALE, en charge des questions de santé dans les commissions ITRE et ENVI : « C’est un véritable soulagement, mais je ne dirai pas que c’est une bonne nouvelle : c’est normal. Comment peut-on concevoir de voir la politique du médicament sous l’angle commercial alors que chaque jour l’on constate un accroissement des inégalités face aux traitements et à l’accès aux soins médicamenteux ? Les malades sont des patients, pas des clients. Et les médicaments ne sont pas des marchandises comme les autres. On le constate aujourd’hui avec de nombreux médicaments, dont le Sofosbuvir et différents anti-cancéreux : leurs prix astronomiques mettent en péril les systèmes de santé européens. Des solutions doivent être trouvées rapidement pour que la logique de santé publique l’emporte sur la logique de marché. La DG Sanco (Santé & Consommateurs) doit être en charge d’un tel défi, pas la DG Entreprises ! ».

« La transparence, l’accès aux données des études cliniques, l’amélioration de la pharmacovigilance et la notification effective des effets secondaires pour lesquels je me suis battue sous la précédente législature auraient pu être remis en cause avec ce changement de giron. Pour autant, l’EMA n’est pas parfaite et je ne manquerai pas d’utiliser le vote de sa décharge budgétaire annuelle pour améliorer son fonctionnement et y empêcher les conflits d’intérêts que j’ai pu débusquer par le passé ».

Et l’eurodéputée écologiste de conclure : « Le lobbying de l’industrie pharmaceutique n’a pas porté ses fruits grâce à la réactivité des parlementaires européens mais aussi grâce au plaidoyer efficace des associations de patients auprès de la Commission européenne. Cette dynamique doit se perpétuer dans la mandature à venir, pour le bien de la santé publique européenne ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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