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Colloque à l’Assemblée nationale sur l’influence néfaste des laboratoires pharmaceutiques : notre mouvement prend de l’ampleur

22 Oct 2015

Communiqués, Medias

La lettre du lobby pharmaceutique, le LEEM, envoyée au président de l’Assemblée nationale pour contester la tenue de notre colloque au palais Bourbon, ce jeudi 22 octobre, n’aura servi à rien.
Que nous étions nombreux aujourd’hui pour discuter d’un sujet capital: l’influence néfaste des laboratoires pharmaceutiques sur notre système de santé.
Cette influence est nocive à plusieurs titres: prix élevés des médicaments, scandales sanitaires, non-indemnisation des victimes de certains traitements, conflits d’intérêts et manque de transparence, la liste est encore longue.

Alors que ce colloque était à l’initiative du député Jean-Louis Roumégas (EELV) et de moi-même, nous avons eu la joie de constater que la critique virulente de l’industrie du médicament dépasse maintenant les clivages politiques avec la présence précieuse de la sénatrice communiste Laurence Cohen et du sénateur Les Républicains (ex-UMP) Claude Malhuret, ainsi qu’une prise de conscience au niveau européen avec l’intervention notable de Jérôme Boehm de la Commission européenne.

Avec la présence d’associations de victimes (REVAHB, E3M), de sociologues (Gaëlle Krikorian), de syndicalistes (Thierry Bodin), de la jeunesse sous la houlette de Générations Cobayes avec Estelle Kleffert et de plusieurs professionnels de santé et chefs de service d’hôpitaux comme Irène Frachon, Serge Rader, Philippe Even ou encore Olivier Saint-Jean, ce colloque a montré que des hommes et des femmes de la société civile de tous horizons pouvaient, avec le soutien de personnalités politiques de tout bord, se retrouver dans un même lieu pour discuter des alternatives à trouver afin de sortir du marasme actuel dans lequel se trouver notre système de santé et affirmer en chœur : la santé n’est pas une marchandise!

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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