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Climatisation : Volkswagen renonce au HFO-1234yf au profit du CO2 (Auto actu)

13 Mar 2013

Medias, Revue de presse

Volkswagen a annoncé qu’il utiliserait le gaz R744, à base de CO2, pour ses systèmes de climatisation, renonçant ainsi au très controversé gaz HFO-1234yf développé par Honeywell.

Constructeurs – 13/03/2013

« Volkswagen va utiliser le CO2 comme futur réfrigérant pour ses systèmes de climatisation », a annoncé le constructeur. La technologie CO2 « sera déployée progressivement sur l’ensemble de son parc automobile », a-t-il ajouté.

Concrètement, Volkswagen va utiliser le gaz R744, concurrent du gaz HFO-1234yf développé par Honeywell.

Pour rappel, depuis cette année, le gaz HFO-1234yf doit remplacer dans les systèmes de climatisation le R134a, qui n’est plus autorisé dans les nouveaux véhicules parce qu’il présente un potentiel de réchauffement planétaire (PRP) supérieur à 150 (soit 150 kg de CO2). Le HFO-1234yf a un PRP de 4 seulement. Le gaz R744 présente un PRP encore plus faible, de 1, mais il n’avait pas été jusqu’ici retenu par les constructeurs comme une alternative crédible au R134 parce que, contrairement au HFO-1234 yf, il nécessite de modifier le système de climatisation. Ces modifications engendreraient un surcoût de fabrication de l’ordre de 30%.

Le choix de Volkswagen présenté dans le communiqué comme un moyen de « contribuer davantage à la protection climatique » risque d’alimenter les doutes sur la sûreté du gaz HFO-1234yf.

En effet, après la député européenne Michèle Rivasi en janvier 2012, Daimler a annoncé en septembre qu’il n’utiliserait pas ce gaz parce qu’il est inflammable. Le constructeur a réalisé des tests en laboratoire démontrant que ce gaz pouvait s’enflammer en cas de collision frontale ou seulement lorsque le compartiment moteur est trop chaud, assurait-il. Volkswagen avait alors évoqué qu’il pourrait également renoncer à utiliser ce gaz.

Depuis ces annonces, l’association d’ingénieurs automobiles mondiale SAE Internationale a mis sur pied un projet de recherche et de coopération (CRP) pour répondre aux inquiétudes de Daimler concluant que le HFO-1234 yf « ne présente pas plus de risques que les autres liquides du compartiment moteur ».

Daimler campe sur ses positions mais n’a pas encore annoncé si, comme son homologue allemand, il opterait pour une autre alternative comme le CO2.

Emilie Binois

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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