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Brexit : transformons la crise en opportunité, réformons l’Europe

24 Juin 2016

Communiqués, Medias

Le Royaume-Uni a choisi de mettre fin à quarante-trois années d’appartenance à l’Union européenne (UE). Réaction de l’eurodéputée écologiste Michèle RIVASI:

« C’est un jour historique pour la construction européenne et il est impossible de savoir aujourd’hui quelles seront les conséquences des basses manœuvres de David Cameron. Cet électrochoc doit réveiller le cœur de l’Europe et ses valeurs fondatrices sinon l’ensemble du continent finira en état de mort cérébrale. Comme le rappelle Edgar Morin, une crise peut créer le sursaut créatif mais elle peut aussi créer l’effondrement.

L’Europe était un rêve, il faut se réveiller pour qu’elle ne devienne pas un cauchemar. Chaque État membre doit prendre ses responsabilités pour renouveler l’espoir insufflé par les pères fondateurs. Et pour se faire, il faudra revoir le fonctionnement de l’Union européenne, sinon les populismes de tous bords continueront de puiser dans ce terreau fertile qu’est la complexité décisionnelle européenne. Il est temps d’arrêter la démagogie et d’attribuer à l’Europe les torts des États membres : il n’y a rien qui fasse plus de tort à l’idéal européen que les égoïsmes nationaux.

La crise de l’Europe est liée à la crise de notre système économique : la solidarité ne coûte pas chère dans une Europe prospère. Mais cette crise a elle-même été aggravée par une crise bien plus grave : celle de notre système moral. Les citoyens européens sont écœurés de constater chaque jour que rien n’est fait pour desserrer l’étau des lobbies qui ne cherchent qu’à favoriser des intérêts privés. Ils sont lassés de voir que la fraude fiscale reste toujours impunie. Ils sont fatigués de l’Europe de la Troïka, qui sans aucune légitimité démocratique étouffe les peuples, en Grèce, en Espagne et ailleurs.

La conséquence est une peur de l’autre qui prend des proportions effrayantes. Et certains s’amusent à la transformer en haine faute d’avoir le courage de transformer le système qui nous épuise. Ces alchimistes de l’inhumanité ont aujourd’hui une lourde responsabilité dans le renversement des valeurs européennes : nous sommes passés d’unis dans la diversité à punis dans l’adversité ».

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4 Responses to “Brexit : transformons la crise en opportunité, réformons l’Europe”

  1. fernand dit :

    un exemple : la directive européenne que la France a pris comme prétexte pour établir une loi scélérate sur la transition énergétique, non pas en faveur d’une écologie intelligente, mais des lobbies de l’énergie ouvrant ainsi la boîte de pandore sur l’hyperconnectivité et annihilant ainsi nos droits fondamentaux.

  2. fernand dit :

    Il n’est donc pas étonnant que les peuples désirent se libérer de nombreuses normes élaborées dans de nébuleuses officines bien éloignées de l’être humain ou de la condition animale.

    On ne peut pas tout mettre sur le dos d’un nouveau populisme ou autre nationalisme effrayé devant l’arrivée des migrants.

  3. fernand dit :

    peut-on vraiment laisser un commentaire sans être soumis à la dictature molle de votre censure ? apparemment non

    voila qui donne de la légitimité aux « nationalistes » qui attendent les migrants le couteau entre les dents

    poursuivez dans cette voie et vos pieux vœux seront vains

    qui instrumentalise la haine ?

  4. Gerard Nahon dit :

    Et si on commençait localement? Que mes amis Français s’attaquent à leur populistes qui vont bientôt avoir une majorité.Je trouve que l’Europe a bon dos . Pour être crédible il faudrait réussir localement.Les arguments développés en Angleterre sont les mêmes que ceux du FN et de certains républicains en France. Il y a une perte de valeurs en France et partant en Europe. Depuis les années 80 le fascisme se développe en France et ce n’est pas la faute de l’Europe!

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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