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Bayer-Monsanto : un mariage dangereux et illégal

15 Sep 2016

Communiqués, Medias

Ce mercredi 14 septembre, le géant allemand Bayer a acheté la compagnie américaine Monsanto pour la somme de 59 milliards d’euros. Une acquisition qui menace encore davantage notre agriculture, notre santé et noter environnement.

Réaction de Michèle Rivasi et Eva Joly, députées écologistes au Parlement européen :

« Bayer, qui est déjà un grand producteur de pesticides et de médicaments, va pouvoir ainsi dominer le marché des semences OGM, qui a fait la richesse de Monsanto. Toute la chaine, de notre alimentation à notre santé, sera sous le contrôle de ce duo infernal. Un peu de Bayer-Monsanto dans nos champs, dans notre assiette et dans nos médicaments. Partout !
Bayer et Monsanto faisaient déjà partie des 10 multinationales qui se partagent 75% du marché mondial de semences et les trois quarts du marché mondial des pesticides.
Avec cette acquisition, Bayer va littéralement dominer le marché européen et mondial
Il faut ajouter à cela que Bayer va s’endetter pour pouvoir racheter Monsanto et nous serions curieux de savoir si cette dette va être couverte par la Banque centrale européenne qui a notamment racheté de nombreuses dettes d’entreprises du CAC 40 au cours de l’été. Ce serait un scandale de plus.
Nous avons déjà exigé dans une pétition qui a obtenu près de 40 000 signatures, que la Commission européenne s’oppose au rachat de Monsanto par Bayer. En 2013, l’exécutif européen avait su interdire le rachat de Aer Lingus par Ryanair pour éviter une situation de monopole. La même décision doit être prise dans le cas Bayer-Monsanto ! »


Dans le cadre de ma candidature à la primaire des écologistes, pour tout savoir sur mes combats et mes propositions et pour apporter votre soutien, rendez-vous sur http://rivasi2017.fr/

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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