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Baisse de participation au Forum Mondial de l’Eau alors que les militants accélèrent les préparations du Forum Alternatif

14 Fév 2012

Communiqués, Medias

Les critiques habituelles du rendez vous triennal que constitue le Forum mondial de l’eau sont aujourd’hui renforcées par l’incapacité des organisateurs du Forum à attirer beaucoup de monde à l’événement de cette année, qui aura lieu du 12 au 17 mars à Marseille.

Les organisateurs du Forum ont annoncé à l’occasion d’une conférence de presse la semaine dernière que seulement 2 000 personnes s’étaient inscrites en bonne et due forme, tandis que l’inscription de 2 000 autres personnes était encore en attente de confirmation. C’est une diminution extrême par rapport au nombre de 20 000 participants qui étaient attendus.

Le petit nombre d’inscriptions reçues se produit également malgré le fait que diverses autorités nationales, régionales et municipales ont versé des millions d’euros de fonds publics dans le parrainage de l’événement.

« Ce n’est pas seulement le Forum mondial de l’eau qui échoue» a dit Maude Barlow, conseillère principale auprès du 63e président de l’Assemblée générale des Nations unies. « La privatisation de l’eau a berné les collectivités du monde entier et le nombre de ceux qui réclament maintenant le contrôle de leurs eaux augmente. Il n’est pas surprenant dans ce contexte que ce Forum illégitime n’arrive plus à attirer l’attention», a t elle ajouté.

Entre autres, le Ministère norvégien des affaires étrangères a déjà déclaré qu’il ne participerait pas au Forum de cette année.

Lors du Forum Mondial de l’eau 2009 à Istanbul, 24 gouvernements qui s’opposaient à la déclaration ministérielle officielle du Forum avaient signé une contre déclaration reconnaissant que l’eau est un droit humain. Et dans une critique accablante du Forum Mondial de l’Eau, le président de l’Assemblée générale des Nations Unies à l’époque, le père Miguel d’Escoto Brockmann, avait demandé à l’Organisation des Nations unies d’organiser son propre événement pour se pencher sur la crise mondiale de l’eau.

« Il est révélateur que le Forum mondial de l’eau affiche des signes de crise à Marseille, qui est l’endroit où le Conseil mondial de l’eau a été fondé», a déclaré la députée européenne Michèle Rivasi. «La remunicipalisation gagne de la vitesse en France, malgré le soutien ferme du gouvernement français pour la privatisation».

Des groupes du monde entier, qui considèrent le Forum comme une foire commerciale déguisée en conférence de multiples intervenants, organisent le Forum Alternatif Mondial de l’Eau, le FAME (Alternative World Water Forum en anglais). Ils ont invité les gouvernements à participer à une consultation avec la société civile, à l’extérieur du Forum, sur la mise en œuvre du droit humain à l’eau.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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