A A

AFP – TGV Lyon-Turin: ouverture d’une enquête par l’organisme anti-fraude de l’UE, selon des élues françaises

05 Fév 2015

Medias, Revue de presse

Agence France Presse
5 February 2015 17:21

L’Office anti-fraude européen (Olaf) a décidé d’ouvrir une enquête sur le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, ont indiqué des élues françaises du groupe européen des Verts.

« L’Olaf nous a indiqué ce matin qu’il diligentait une enquête », a affirmé la députée européenne Michèle Rivasi, qui avait saisi en novembre l’agence européenne sur ce chantier, avec sa collègue Karima Delli.

Mmes Rivasi et Delli avaient mis en cause auprès de l’Office de possibles conflits d’intérêts en France dans la passation de marchés publics, des soupçons de liens avec la mafia entretenus par des entreprises italiennes impliquées, ainsi que des irrégularités dans des appels d’offres.

L’Olaf « a jugé qu’il y avait lieu d’enquêter au vu des documents que nous lui avons fournis, jugés suffisamment pertinents », a ajouté Mme Rivasi.

Selon Mme Rivasi, l’Olaf n’a pas précisé aux deux eurodéputées si elle entendait enquêter sur tout ou partie des fraudes dénoncées par les deux élues.
Aucune confirmation n’a pu être obtenue dans l’immédiat auprès de l’Olaf.

L’Olaf a six mois pour rendre ses conclusions. En cas de fraudes constatées, le dossier pourrait être transmis aux justices des deux pays et la Commission européenne pourrait interrompre des financements au projet, selon Mme Rivasi.

Ce chantier ferroviaire est actuellement au centre d’un procès intenté à Turin contre l’écrivain italien Erri De Luca, accusé d’incitation au sabotage des travaux. La justice turinoise a condamné mardi 47 opposants au projet à des peines de prison pour des heurts violents avec la police italienne en 2011.

La Commission européenne avait réaffirmé en novembre son soutien à cette liaison, « parmi les projets d’infrastructure les plus importants » en Europe. Elle réagissait à des critiques émises devant une commission du Parlement européen par des experts indépendants sur le coût et l’impact environnemental du chantier.

Le projet souhaité par Paris et Rome prévoit que l’Union européenne finance 40% des 8,5 milliards d’euros que coûtera la seule construction du tunnel de 57 km, soit 3,4 milliards d’euros, l’Italie versant 2,9 milliards et la France 2,2 milliards.

Articles similaires :

Tags: , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives