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Affaire Cahuzac: l’industrie pharmaceutique à l’origine des fonds placés en Suisse?

02 Avr 2013

Communiqués, Medias

Ultime rebondissement, Jérôme Cahuzac a enfin reconnu sa culpabilité après avoir nié pendant des mois avoir détenu un compte bancaire en Suisse.

Au-delà du scandale politique et de ses conséquences déplorables sur la confiance qu’ont les Français dans leurs gouvernants, il s’agit aujourd’hui de comprendre pourquoi et comment cet argent s’est retrouvé sur un compte UBS en Suisse et à son nom.

Pour Michèle RIVASI, députée européenne EELV active contre le lobbying des laboratoires pharmaceutiques, il n’y a peut-être pas une simple volonté d’évasion fiscale:

« La chronologie de l’enquête de Mediapart a démontré que certains faits laissaient supposer un éventuel financement illicite par les laboratoires pharmaceutiques. Ou alors les coïncidences sont vraiment troublantes! En effet, Jérôme Cahuzac aurait ouvert ce compte UBS alors qu’il officiait auprès du Ministre de la Santé, Claude Evin. A cette époque, M. Cahuzac a noué des liens étroits avec l’industrie pharmaceutique puisque qu’il était conseiller technique pour le médicament. Il jouait donc un rôle crucial puisqu’il jouait l’interface entre son ministère et la Direction de la pharmacie et du médicament, qui était notamment en charge de l’attribution du prix des médicaments (jusqu’en 1993) ».

« En 1989, alors que M. Cahuzac était en fonction, les laboratoires Pierre Fabre avaient bénéficié de la sympathie du Ministère de la Santé: son médicament Maxepa bénéficiait d’un prix de vente trois fois supérieur à celui de ses concurrents. A l’époque, le Canard enchaîné avait évoqué une promesse faite par Fabre à Evin: implanter une usine dans sa circonscription. Une promesse jamais démentie par les intéressés. Par la suite, les associations sportives de Villeneuve-sur-Lot, dont M. Cahuzac fut le maire, n’eurent aucun mal à trouver des partenaires pour financer leurs activités: Fabre et Upsa ont fait preuve d’une générosité non dissimulée ».

« Aujourd’hui se pose donc une grave question: est-ce que M. Cahuzac a bénéficié des largesses de l’industrie pharmaceutique alors qu’il officiait au Ministère de la Santé? S’agit-il d’une simple affaire de fraude fiscale ou d’un scandale de corruption impliquant les laboratoires pharmaceutiques? Toute la lumière doit être faite: la presse indépendante a fait son travail, c’est maintenant à la Justice de démêler le vrai du faux ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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