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Affaire Cahuzac: l’industrie des scanners et IRM dans la ligne de mire de Mediapart

14 Juin 2013

Communiqués, Medias

Ce vendredi 14 juin, le site d’information Mediapart apporte de nouveaux éléments dans l’affaire Cahuzac. Les investigations menées depuis plusieurs semaines mettent en lumière une possible corruption de 1988 à 1991, lorsque Jérôme Cahuzac travaillait pour le ministre de la Santé Claude Evin: « (…) des dessous de-table auraient été versés à l’époque pour obtenir des décisions favorables du ministère dans l’attribution de scanners et d’IRM (appareils d’imagerie par résonance magnétique) à des établissements de santé », indique Mediapart.

Michèle Rivasi, députée européenne EELV, avait déjà soulevé la question début avril dernier : pourquoi et comment cet argent s’est retrouvé sur un compte bancaire en Suisse et à son nom? « Après avoir suspecté les laboratoires pharmaceutiques, la piste se dirige maintenant vers des entreprises du milieu médical qui auraient versé des pots de vin à Jérôme Cahuzac. Le lobby des fabricants d’IRM et de scanners est très puissant en France et en Europe. Nous avons pu nous en rendre compte lors du travail effectué sur une directive qui vient d’être adoptée par le Parlement européen en seconde lecture cette semaine, puisqu’il a obtenu une dérogation pour les IRM concernant la protection des travailleurs soumis aux champs électromagnétiques », précise l’eurodéputée.

« Je n’avais jusque-là pas employé le terme de corruption dans l’affaire Cahuzac, mais le sérieux de Mediapart couplé aux témoignages recueillis permettent désormais de mieux connaître l’origine des fonds qui auraient abondé le compte suisse de M. Cahuzac. Ce que révèle cette affaire, c’est que c’est bien le système de santé français qui est gangréné par les conflits d’intérêts : tout le monde a participé à cette magouille, des directions d’hôpitaux aux vendeurs de matériel en passant par les plus hautes instances du Ministère. Avec ce genre de scandale on comprend mieux pourquoi le système de santé français coûte si cher : les rétrocommissions enrichissent quelques personnes au détriment du contribuable et du budget de l’Etat ».

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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