A A

Adoption de la loi écologiste sur les ondes : une première petite victoire

24 Jan 2014

Communiqués, Medias

La proposition de la loi pour limiter l’exposition aux ondes électromagnétiques de la députée EELV Laurence Abeille a été adoptée hier soir à l’Assemblée nationale. Une première étape dont se félicite sa collègue au Parlement européen Michèle Rivasi.

« A l’heure où les manifestations se multiplient localement (voir par exemple à Privas en Ardèche il y a quelques jours) pour protester contre la pollution électromagnétique et l’implantation d’antennes relais, c’est une très bonne chose que cette loi ait été adoptée. Bien évidemment, la première version de ce texte allait plus loin (demandant l’application du principe de précaution) mais il faut se réjouir des avancées sur ce dossier sensible. Les maires n’auront toujours pas la compétence pour décider de l’implantation des antennes relais sur le territoire de leur commune, mais pourront au moins gérer la concertation et l’information en amont avec les opérateurs de téléphonie mobile et les riverains, et demander des simulations avant et après implantation de l’antenne. Autre point positif, les députés ont interdit l’installation de boîtiers wifi dans les crèches et garderies, mais pas dans les écoles maternelles comme nous le souhaitions, ce qui est donc regrettable.

En ce qui concerne les personnes électrohypersensibles, ces personnes qui sont aujourd’hui exclues de la société en raison de leur intolérance aux ondes, la proposition de loi demande au gouvernement un rapport sur leur situation. Sans attendre la publication de ce rapport, j’ai initié avec l’aide d’élus locaux et d’associations d’EHS la création d’une zone à « très faible rayonnement électromagnétique, appelé zone blanche » à Saint-Julien-en-Beauchêne, dans les Hautes-Alpes. Ce projet a fait l’objet d’un diagnostic des niveaux d’exposition par la Commission de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem), qui montre des niveaux d’exposition équivalent aux seuils de détection des appareils de mesures. Ce site permettra d’accueillir une trentaine de personnes pour une durée limitée afin qu’elles puissent se ressourcer à l’écart de toute pollution électromagnétique (1). N’attendons pas que le nombre de malades augmente pour agir et offrir aux citoyens un environnement plus sain ».

Pour en savoir plus :

(1)Les personnes électrohypersensibles pourront ainsi être suivies par une équipe médicale appropriée, en lien avec l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), ce qui permettra d’avoir un suivi, de mieux comprendre ce qu’est l’électrohypersensibilité (EHS) et le cas échéant de trouver des moyens pour diminuer leurs souffrances. Le site choisi pourrait voir le jour dans deux ou trois ans, car il nécessite au préalable des aménagements, notamment l’enfouissement d’une ligne électrique et d’un transformateur, ainsi que l’installation d’un chauffage au gaz pour les personnes intolérantes aux émissions d’ondes électriques. Pour la concrétisation de ce projet, des financements publics (collectivités locales, Etat et Europe) seront nécessaire et pourquoi pas d’une souscription citoyenne.

Les personnalités engagées dans ce projet demandent à l’Etat de soutenir ce genre d’initiative car il devient de plus en plus difficile de trouver des zones vierges de toutes ondes en France. Or, chaque jour, de nouvelles personnes sont reconnues électrohypersensibles par les maisons départementales des personnes handicapées et ne peuvent plus continuer à vivre normalement (sensations de brûlures à la tête, vertiges, incapacité à la concentration, sommeil perturbé, etc.).

Articles similaires :

Tags: , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives