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Gaz à Rouen: les écologistes dénoncent « une usine à risque au coeur de la ville » (Le Parisien avec AFP)

22 Jan 2013

Medias, Revue de presse

Europe écologie les Verts (EELV) a dénoncé mardi la présence d’une « usine à risque » au coeur d’une ville après l’incident qui a conduit lundi à un dégagement à Rouen de mercaptan, un gaz malodorant mais pas toxique, selon les autorités, provenant du fabricant d’additifs pour lubrifiants Lubrizol.

« On ne peut négliger l’extrême fragilité des sites industriels en zone urbaine où un accident peut survenir à tout moment », a affirmé Jean-Michel Bérégovoy, conseiller municipal EELV de Rouen.

Il vise directement cette usine qui est classée Seveso 2 (seuil haut) et est située au bord de la Seine, à environ deux kilomètres, à vol d’oiseau, de la cathédrale de Rouen.

EELV a par ailleurs regretté la communication « a minima » de l’entreprise. « Les habitants de l’agglomération doivent légitimement être informés, en toute transparence, des conséquences d’une fuite de gaz qui se propage sur l’ensemble de l’agglomération en quelques heures et qui atteint rapidement Paris et sa région », a demandé Pascal Magoarou, vice-président EELV de la communauté d’agglomération de Rouen.

Pour Michèle Rivasi, députée européenne EELV, les autorités ont failli dans l’application du principe de précaution. « Je suis d’accord avec le fait qu’il ne faut pas provoquer des mouvements de panique injustifiés mais il faut aussi et surtout protéger les personnes les plus sensibles, et notamment celles souffrant d’affections respiratoires et cutanées chroniques pour qui ce genre d’expositions temporaires est un véritable calvaire », a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Les émanations ont commencé lundi matin à la suite d’une fuite de mercaptan au sein de cette usine de fabrication d’additifs pour lubrifiants . Selon la préfecture, ce gaz est « un marqueur très olfactif (…) qui ne présente pas de risques pour la population ».

De nombreuses personnes se sont plaintes de ces émanations de gaz dans l’agglomération de Rouen et au-delà, évoquant des maux de tête et des irritations de la gorge. Dans la nuit de lundi à mardi, l’odeur, poussée par les vents, a remonté la vallée de la Seine jusqu’à Paris, où elle était encore perceptible à l’aube.

Publié le 22.01.2013, 17h43

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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