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10 ans de plus avec du glyphosate? Le mépris de la Commission européenne et des États membres continue!

22 Avr 2016

Communiqués, Medias

Dans un document fuité, la Commission européenne et les États membres proposent de réautoriser le glyphosate en Europe pour 10 ans. Au mépris le plus total du vote du Parlement européen du 13 avril dernier qui s’est prononcé pour de nombreuses restrictions contre cette substance active de l’herbicide Roundup le plus vendu au monde.

Réaction de Michèle Rivasi, députée écologiste au Parlement européen:

« Les États membres et la Commission européenne continuent à ignorer les décisions démocratiques du Parlement européen. Dans un projet d’acte d’exécution qui a fuité, ils proposent de réautoriser le glyphosate pour 10 ans de plus et sans restriction.
Alors qu’il y a peu, le Commissaire à la santé demandait aux industriels plus de transparence afin d’avoir accès aux études non-publiées qui ont servi à l’Autorité européenne de sécurité des aliments pour réévaluer le glyphosate, il se prépare à autoriser le glyphosate pour une décennie de plus alors que les industriels ne lui ont toujours pas promis la transparence.

De plus, le projet fuité de la Commission et des États membres est une vaste plaisanterie sur tous les plans quand on sait que cette substance est considérée comme un cancérogène probable par l’OMS. Ce projet demande seulement de « prendre en compte « (pay attention) l’effet du glyphosate sur les vertébrés non-visés et persiste et signe à ne pas seulement autoriser le glyphosate comme herbicide mais aussi afin d’anticiper la récolte en accélérant le processus de maturation (dessiccation).
La Commission demande aux entreprises qui vendent des produits à base de glyphosate d’apporter les données qui prouvent que cette substance n’est pas un perturbateur endocrinien. C’est un non-sens total. La Commission et les États membres sont prêts à ré-approuver cette substance sans savoir si elle est un perturbateur endocrinien et en faisant confiance aux industriels pour leur apporter des éléments objectifs, mais seulement après la décision de renouvellement.
Il y a tout juste une semaine, si la proposition des Verts de ne pas du tout réautoriser le glyphosate a été refusée, le parlement européen a au moins démocratiquement voté pour que le glyphosate ne soit plus utilisé par les particuliers, ni même à côté des écoles et des parcs publics. Nous avons aussi obtenu la majorité pour affirmer que le glyphosate ne devrait pas être autorisé quand il est possible de combattre les mauvaises herbes par des pratiques de lutte intégrée (rotation des cultures, utilisation d’insectes pour neutraliser les nuisibles, moyens mécaniques contre les mauvaises herbes) contre les organismes nuisibles.
Nous demandions aussi à la Commission de dresser une liste des co-formulants toxiques qui ne devraient plus être utilisés avec le glyphosate, mais son projet fuité ne prévoit aucun calendrier dans ce domaine.
La Commission et les États membres sont-ils au courant qu’il existe un parlement élu démocratiquement en Europe? Combien de temps comptent-ils encore décider derrière des portes closes au plus grand mépris de notre santé?
 »

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One Response to “10 ans de plus avec du glyphosate? Le mépris de la Commission européenne et des États membres continue!”

  1. Rémi Stefani dit :

    Bonjour,
    Comment et où est-il possible de se procurer la liste nominative des membres de la commission qui vont se prononcer pour la prorogation de l’autorisation du glyphosate?
    Ces membres qui vont voter en faveur d’un produit dont la toxicité est très fortement suspectée doivent en effet assumer leur responsabilité et il me semble normal de rendre publique leur identité.
    D’avance, merci pour votre réponse.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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