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Triplement du coût d’ITER : La Commission demande à la France de payer 1,3 milliards d’euros

La Commission européenne est venue s’expliquer hier soir, devant les parlementaires européens, sur le triplement des coûts estimés du réacteur expérimental thermonucléaire international (ITER) en projet à Cadarache en France. Son représentant souhaite que les contribuables européens, et en particulier français, paient l’addition très lourde de ce mirage scientifique, devenu scandale financier. Les pays européens doivent trouver d’ici mi-juin une solution commune à la crise d’ITER. Les discussions n’ont toujours pas abouti.

Pour Michèle Rivasi, députée Europe Ecologie :  » Quand s’arrêtera la facture ? Comment avoir confiance en la Commission lorsqu’elle nous dit que les coûts n’augmenteront plus ? Cela relève d’une croyance aveugle que les parlementaires ne peuvent cautionner. Qui plus est la Commission laisse entendre que ses six partenaires internationaux, dont la Chine, les Etats-Unis ou encore l’Inde accepteront de leur côté de faire face au dérapage des coûts, et ce alors même que l’administration Obama prévoit de réduire de 40% son financement à ITER dans son projet de loi de 2011 ! »

« Il est temps de suspendre le projet ITER et de réfléchir à sa pertinence, à la lumière des avancées technologiques dans les énergies renouvelables comme le solaire concentré ou encore l’éolien off-shore, des technologies bien moins aléatoires, bien moins risquées, et bien plus créatrices d’emplois. Il faut se rendre compte qu’avec ITER on parie littéralement à très long terme sur une technologie dont on ne sait même pas si elle fonctionnera un jour: la première réaction ‘serait’ prévue pour 2027. »

« Après l’échec de leurs discussions sur le sujet la semaine dernière, les Ministres européens en charge de la recherche devraient se retrouver dès la semaine prochaine pour tenter de définir une position commune face à cette crise, avant la réunion des 16 et 17 juin qui rassemblera en Chine l’ensemble des pays partenaires d’ITER. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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