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Thrombine : le Parlement européen dit non à la viande agglomérée

Ce mercredi 19 mai, le Parlement européen a rejeté une proposition de la Commission européenne sur l’utilisation de la thrombine bovine/porcine, comme additif alimentaire,  utilisée pour agglomérer des morceaux de viande. Les députés du Groupe des Verts/ALE sont soulagés et ravis du vote du Parlement.  

Michèle Rivasi (Verts/ALE) membre de la commission de l’environnement a estimé que:

 « Le vote d’aujourd’hui est une victoire pour les consommateurs. Le problème de la thrombine n’est pas sa dangerosité, même si des incertitudes sanitaires existent sur ce plan, mais son aspect trompeur. Il est impossible à l’œil nu, non averti, de faire la différence entre une pièce de viande d’une autre agglomérée à base de thrombine. C’est extrêmement fallacieux.   Une telle autorisation aurait été contraire à un règlement communautaire 1333/2008 (*) qui stipule que toute législation sur les aliments doit prévenir en particulier toute pratique pouvant tromper les consommateurs. Avec la thrombine, on trompe le consommateur sur la qualité du produit, en transformant de petits bouts de viande éparpillés en un seul bloc compact, soudé ensemble.   L’usage de la thrombine revient à mettre sur le marché une sorte de viande préfabriquée et artificialisée. Je ne vois pas très bien où est l’intérêt pour le consommateur. Pourtant, dans certains Etats membres la thrombine est utilisée sans que le consommateur en soit informé. Il faut arrêter de vouloir mentir au consommateur ou de chercher à travestir la réalité. Ce n’est pas ainsi que les industriels vont retrouver la confiance des consommateurs ».  

Pour José Bové (Verts/ALE) vice -président de la commission de l’agriculture:

« L’idée d’utiliser, la thrombine, pour agglutiner des bouts de viande et de pouvoir les vendre comme des morceaux entiers ne pouvait naître que dans des esprits attirés par le gain à court terme. Que cette proposition des industriels ait été relayée par la Commission européenne est un scandale et montre que M. Barroso est plus sensible aux intérêts des firmes de l’agro-alimentaire qu’à ceux des consommateurs européens. Le Commissaire européen Dalli vient de se faire taper sur les doigts par les députés qui se sont majoritairement opposés à ingurgiter sa cuisine industrielle peu ragoutante. Je m’en félicite et j’espère qu’il aura enfin compris que sa mission est de réellement protéger ses concitoyens contre l’appétit insatiable des firmes de l’agro-industrie. Qu’il en prenne de la graine pour modifier sa perception sur le dossier des OGM ».

(*)

C.  whereas, in addition, the general criteria for the use of food additives were laid down in Annex II to Directive 89/107/EEC and since that Directive has been repealed and replaced by Regulation (EC) No 1333/2008, the relevant criteria are now to be found, inter alia, in Article 6 of that Regulation, which concerns general conditions for inclusion and use of food additives in Community lists,

D.  whereas Article 6 of that Regulation provides that a food additive may be permitted for use in the EU only if it meets certain conditions including, under paragraph 1(c), that it does not mislead the consumer, and under paragraph 2, that it has advantages and benefits for consumers,

E.   whereas Article 6 of that Regulation also provides, in paragraph (1)(a), that a food additive may only be permitted for use if it does not pose a safety concern to the health of the consumer,

F.   whereas furthermore, Regulation (EC) No 178/2002 (which is known as “the General Food Law Regulation”) and in particular Article 8 thereof, provides inter alia that food law shall aim at the protection of the interests of consumers and shall provide a basis for consumers to make informed choices in relation to the foods they consume, and that it shall aim at the prevention of practices which may mislead the consumer

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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