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Plan d’action pour la santé en ligne 2012-2020 : la télésanté oui, mais sans déshumaniser les soins

Le Parlement européen réuni en plénière a adopté ce mardi 14 janvier le rapport d’initiative « Plan d’action pour la santé en ligne 2012-2020 ». Le texte rappelle qu’il est nécessaire d’améliorer la qualité et l’efficacité des soins de santé au XXIe siècle, et que la santé en ligne est une manière de les généraliser. Réaction de Michèle Rivasi, Vice-Présidente du groupe des Verts/ALE :

 » Il est important que les personnes âgées ou isolées puissent accéder à la santé en ligne lorsqu’elles ne peuvent se déplacer. Le rapport va donc dans le bon sens sur ces points car la télésanté présente un formidable potentiel de lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès aux services de santé. L’informatisation devrait aussi permettre une remontée plus rapide et directe des effets indésirables des médicaments et des dispositifs médicaux.

Cependant, j’attire l’attention sur le risque de « déshumanisation des soins » qui pourrait se produire si l’on généralise la télésanté. Gardons à l’esprit les vertus thérapeutiques du rapport au soignant, et le rôle primordial du contact humain dans la guérison des patients. D’autre part, la validité scientifique des applications doit être contrôlée par des organismes indépendants, ce qui n’est pas assez explicite dans le texte. Il est important que l’usager puisse s’y retrouver en matière de crédibilité des applications et que la protection des données des patients soit bien assurée. En effet, ces données ne devront en aucun cas être utilisées à des fins commerciales, voire se retourner contre le patient, notamment quand il s’agit de prêts bancaires et d’assurances. Enfin, la santé en ligne ne doit ni amputer les fonds actuellement disponibles pour les services de santé traditionnels, ni occulter le nécessaire débat public sur les déserts médicaux .  »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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