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Plan d’action de l’Union européenne contre le trafic d’espèces sauvages: intervention en plénière

24 Nov 2016

Au Parlement

Le trafic d’espèces sauvages est la quatrième activité illicite la plus lucrative après le trafic de drogues, la traite d’êtres humains et le commerce des armes. On estime les bénéfices réalisés chaque année entre 8 et 20 milliards d’euros mais son véritable coût est inestimable.

C’est pourquoi j’approuve l’ambition de la Commission et encourage les États membres à sérieusement s’attaquer à ce crime contre la biodiversité. Les pays européens qui ne sanctionnent pas pénalement ce trafic deviennent des points d’entrée privilégiés mais aussi d’importantes plaques tournantes de ce commerce international.

N’oublions pas que ces trafics se nourrissent avant tout de la pauvreté, de la criminalité et des conflits armés, et que dans certaines régions du globe les défenseurs de la nature sont aussi en danger de mort.

Mais n’oublions surtout pas que l’Homme n’a pas besoin d’un fusil pour être le plus dangereux des prédateurs. Questionnons nos modes de vie et luttons contre la disparition des espèces végétales et animales, protégeons les écosystèmes : arrêtons la bétonisation et la déforestation comme l’accaparement des terres.

Dans un récent rapport, le WWF a démontré que la pression des activités humaines avait provoqué la disparition de la moitié du vivant en seulement 40 ans. Et le changement climatique risque d’aggraver encore plus cette pression.

L’Europe doit se ressaisir pour préserver notre climat sinon nous serons tous responsables de la 6ème extinction des espèces.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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