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Perturbateurs endocriniens : Stéphane Horel raconte comment la Commission européenne a cédé à la pression des lobbies industriels

Ce jeudi 8 octobre, la journaliste indépendante Stéphane Horel publie « Intoxication » et décrit dans cet ouvrage comme les lobbies industriels ont réussi à faire pression sur la Commission pour retarder la réglementation sur les perturbateurs endocriniens.

Réaction de Michèle Rivasi, Yannick Jadot et Karima Delli, député-e-s EELV au Parlement européen:
« Problèmes d’infertilité, obésité, diabète… Les perturbateurs endocriniens annoncent un scandale sanitaire sans commune mesure. Dans les médicaments, les plastiques, les cosmétiques, on les retrouve partout et ils ont encore de beaux jours devant eux. Ces substances qui dérèglent profondément le système hormonal des êtres humains sont dangereuses et de nombreuses études scientifiques l’ont confirmé. Au Parlement européen, les écologistes se battent depuis des années pour que l’Europe fixe un cadre réglementaire stricte concernant ces substances qui peuvent être nocives, même à des doses infinitésimales.
Pourtant, la Commission européenne semble ignorer toutes les alertes scientifiques qui se multiplient depuis une vingtaine d’années. Elle aurait dû fixer un cadre pour encadrer ces substances depuis 2013 mais elle n’a toujours rien fait. Pour être plus précis, la Commission n’ignore en fait rien, mais elle choisit les gens qu’elle veut écouter, notamment dans le cadre des négociations sur le TAFTA : les lobbies industriels avant tout. En effet, comme nous l’avons déjà expliqué à plusieurs reprises et comme le raconte minutieusement Stéphane Horel dans son livre qui parait ce jeudi 8 octobre, si l’exécutif européen ne prend pas de mesures dans ce domaine, c’est qu’il est sous tutelle industrielle, étouffé par le lobby du plastique, dépendant de l’industrie du médicament et intoxiqué par les marchands de pesticides. Nous tenons donc à saluer l’œuvre de Stéphane Horel, qui jette un pavé de plus dans la mare, qu’il est encore temps d’assainir, avant qu’il ne soit trop tard.
»

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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