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Perturbateurs endocriniens : les preuves s’accumulent et la Commission européenne ne fait rien

En décembre 2012, un rapport de l’INSERM faisait déjà état « des sérieux problèmes de sante publique qui découlent de la grande vulnérabilité de la sphère reproductrice vis-à-vis de nombreux agents » tels que les perturbateurs endocriniens comme les pesticides, les plastiques alimentaires ou les polluants atmosphériques.

Cette même année, des rapports de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) mettaient en lumière les dangers que font peser sur la santé ces perturbateurs endocriniens et c’est maintenant au tour de l’International Journal of Gynecology and Obstetric, revue publiée par la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (FIGO) d’insister sur les risques sanitaires que font peser ces substances sur les êtres humains.

Comme le rappelle le journal Le Monde ce jeudi 1er octobre, la FIGO affirme dans sa publication que l’« on trouve la trace de polluants organiques persistants chez des femmes enceintes et allaitantes dans le monde entier ».

Réaction de l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi :

« Depuis plusieurs années, les preuves s’accumulent dans le monde entier sur les conséquences que font peser des perturbateurs endocriniens comme les pesticides, les plastiques alimentaires ou les polluants atmosphériques sur la santé des citoyens.
Tous ces éléments ne semblent pas inquiéter la Commission européenne qui aurait dû définir un cadre règlementaire encadrant les perturbateurs endocriniens dès fin 2013 et qui n’a toujours pas rendu sa copie. La Commission se comporte comme un cancre au fond de la classe qui préfère rire avec ses copains qui l’empêchent de bien travailler. Et l’on ne sait que trop bien qui sont les copains de la Commission : les grands lobbies industriels. Ces mêmes lobbies comme PlasticsEurope qui veulent s’attaquer à la législation française sur l’interdiction du Bisphénol A dans les contenants alimentaires.
Les écologistes au Parlement européen ne relâcheront jamais la pression sur la Commission pour qu’un cadre européen strict soit défini et empêche les lobbies en tout genre de balayer les législations nationales qui protègent les populations mais gênent les industriels dans leur course sans limite après le profit
. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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