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Pandemrix : La Commission européenne est-elle atteinte de Narcolepsie ?

Alors qu’un second pays, la Suède, confirme le risque de narcolepsie induit par le vaccin Pandemrix, Michèle Rivasi, eurodéputée du Groupe des Verts/ALE, regrette l’absence de réponse de la Commission européenne sur la suspension des injections de Pandemrix chez les enfants de l’ensemble des pays de l’UE.

Après la Finlande, c’est au tour des autorités sanitaires suédoises de déconseiller l’injection du vaccin anti-H1N1 Pandemrix chez les plus jeunes. Le Pandemrix, produit par GSK,  est soupçonné depuis août 2010 d’avoir provoqué des cas de narcolepsie sur plus de 150 enfants. La narcolepsie est une maladie neurologique rare qui entraîne une somnolence excessive en journée et des pertes de tonus musculaire.

L’Agence Suédoise des Médicaments (Läkemedelsverket) déclare dans un rapport publié le 29 mars 2011 que le risque de narcolepsie est quatre fois plus important chez les moins de 20 ans vaccinés avec du Pandemrix. Parmi les 60 cas de narcolepsie dénombrés en Suède en  2009-2010 chez les enfants et adolescents âgés de 4 à 19 ans, 52 ont reçu du Pandemrix, en général deux mois avant l’apparition des symptômes.

 » Après la Finlande qui a décidé de suspendre les injections de ce vaccin anti-grippe, voici un second signal fort qui remonte des Etats Membres. Pourquoi John Dalli, le commissaire européen à la santé et aux consommateurs, n’a-t-il pas encore décidé de suspendre les injections de Pandemrix chez les plus jeunes ? »déplore la députée européenne Michèle Rivasi qui a saisi la Commission sur cette question. « La réponse a été une fin de non recevoir. La Commission ne prendra aucune décision avant l’été et les vérifications européennes en cours. Cette non-décision est inacceptable, » critique l’eurodéputée française.

« On attend quoi ? On continue à injecter du Pandemrix chez les enfants avec le risque de provoquer des narcolepsies qui dureront toute la vie ? Nous sommes maintenant devant des signaux qui remontent de plusieurs pays d’Europe. Fin janvier 2011, 162 cas de narcolepsie mentionnant le Pandemrix ont été notifiés : 55 en Finlande, 61 en Suède, 20 en France, 10 en Norvège, 8 en Allemagne ainsi que 2 cas en Irlande, 1 cas au Pays Bas et au Portugal. 3 cas en Islande et 4 en Suisse ont aussi été signalés Le risque de narcolepsie ne concerne pas que les pays du Nord.

« Pourquoi, dès qu’il s’agit de médicaments ou de vaccins, le principe de précaution doit-il systématiquement profiter aux entreprises et non aux patients ? Cela me fait malheureusement penser à l’affaire du Mediator et du benfluorex. A croire que les services  de la Commission européenne  sont eux aussi victimes de narcolepsie. Il faudra combien de malades pour sortir de cet immobilisme ? En agissant ainsi, le Commissaire Dalli se fait le complice des laboratoires… et sa responsabilité est engagée. »

 

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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