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Nucléaire: Nouveau plan d’action ITER – Un projet totalement irréaliste que l’UE doit arrêter de financer

Le conseil ITER, organe de supervision du projet de fusion nucléaire, présentait ce jeudi 19 novembre son nouveau plan d’action. Une fois de plus, ce nouveau plan prévoit de nouveaux retards et de nouveau délais. Réagissant à ce plan, le groupe des Verts-ALE au Parlement européen appelle l’Union européenne à enterrer définitivement le projet ITER.

Pour José BOVÉ, eurodéputé Verts-ALE membre de la commission du contrôle budgétaire :

« Ce nouveau plan est totalement irréaliste, avec encore une fois de nouveaux retards et des coûts supplémentaires ubuesques. Il donne raison tant à la Cour des comptes qu’à la commission du contrôle budgétaire du Parlement européen qui avait à juste titre proposé le rejet de la décharge du budget d’ITER au printemps dernier. Malheureusement la plénière du Parlement européen ne l’avait pas suivi, préférant défendre de façon purement idéologique une technologie du passé plutôt que de voir la réalité d’une gabegie financière. Or une grande partie du financement d’ITER repose sur le budget de l’UE. Les coûts sont aujourd’hui clairement hors de contrôle, et ce n’est pas aux contribuables européens de payer la facture de ces apprentis sorciers. Comme dit la maxime: « Errare humanum est, perseverare diabolicum »

Pour Michèle RIVASI, Vice-Présidente du groupe Verts-ALE, membre de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie :

« Non seulement ce nouveau plan est totalement absurde, mais de plus il remet une fois encore directement en cause d’autres projets énergétiques, détournant des fonds qui seraient nettement plus utiles dans le financement de l’efficacité énergétique et de technologies énergétiques réalisables immédiatement et non dans plusieurs décennies. L’urgence climatique c’est maintenant qu’il faut la gérer, et ce n’est pas en jetant de l’argent dans un puit sans fond qu’on y parviendra. Les décideurs européens doivent donc siffler la fin de la récréation et arrêter enfin de financer cette mauvaise farce qu’est devenu le projet ITER pour se tourner vers les véritables énergies du futur, renouvelables, complémentaires et décentralisées. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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