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Nouveaux aliments : le Parlement européen refuse de jouer avec la santé des consommateurs

Le Parlement européen vient de voter sur un projet de loi sur les denrées alimentaires provenant de nouvelles sources, telles que les animaux clonés. Réagissant à ce vote, les eurodéputés du Groupe des Verts/ALE ont estimé qu’après avoir refusé l’utilisation de la thrombine il y a deux mois, le Parlement européen adresse un nouveau message très clair à la Commission en refusant de voir le marché européen envahi par de la viande clonée. Le PE impose également un étiquetage clair pour l’utilisation des nanotechnologies comme additifs dans l’alimentation et un moratoire complet tant qu’aucune certitude n’existera sur l’absence des risques.

Par ce double vote, les Députés européens s’opposent frontalement au Commissaire européen sensé défendre la Santé et la protection des Consommateurs et prennent les choses en main pour préserver la qualité de l’alimentation de leurs concitoyens.

Selon José Bové – Vice Président de la Commission de l’Agriculture et du Développement Rural « L’industrialisation de l’agriculture et de l’alimentation n’est visiblement pas la tasse de thé de la majorité des députés de cette nouvelle législature. Il y a urgence maintenant que le Président de la Commission entende les messages qui lui sont adressés de plus en plus fort par les députés qui représentent les citoyens européens. Je n’ai pas de conseils à donner à la Commission européenne mais à sa place, j’éviterais de tenter d’imposer la renationalisation des OGM et lui suggérerais de mettre en place un moratoire sur toute nouvelle autorisation. »

Pour Sandrine Bélier, eurodéputée du groupe Verts/ALE, membre de la Commission Environnement : « Par ce vote, le Parlement vient, au même titre que les citoyens qu’il représente, d’envoyer un message clair à la Commission: Nous refusons d’avaler n’importe quoi et nous ne voulons pas de nourriture issue d’animaux clonée dans nos assiettes ! Notre alimentation est importante pour notre santé et elle ne peut-être bradée au nom d’intérêts économiques et industriels qui ne profitent qu’à un petit nombre. A cet égard, il était juste inacceptable d’inclure les aliments issus d’animaux clonés et leur progéniture dans le champ du Règlement Nouveaux Aliments. »

Pour Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe Verts/ALE, membre de la Commission Environnement : « Ce vote sur les « Nouveaux aliments » est une bonne nouvelle pour les consommateurs, en particulier sur la question des ‘nanoaliments’. Un marché sur lequel les géants de l’agroalimentaire ont tous déposé des brevets, ajoutant par exemple de la nanosilice afin de rendre les crèmes, les mousses, plus onctueuses. La position du Parlement est ici on ne peut plus claire : l’étiquetage des produits contenant des nanos a été adopté. Et nul aliment ne peut être mis sur le marché tant qu’il n’offre pas des garanties de sécurité alimentaire et que de véritables méthodes d’évaluation des risques spécifiques aux nano ne soient disponibles ».

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One Response to “Nouveaux aliments : le Parlement européen refuse de jouer avec la santé des consommateurs”

  1. Remerciement pour cet chronique, Continu comme ca, je suis sur que beaucoup de gens suit ton article

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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