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Lettre à la Commission européenne sur les perturbateurs endocriniens (version anglaise)

Brussels, the 22nd of April 2013

Dear Commissioner Borg,

As you know, on the 14th of March the European Parliament adopted by a large majority an initiative report asking the EU to act to reduce exposure to endocrine disrupting chemicals, for humans but also for wildlife. This report aims to identify the way forward on how we should handle the issue of endocrine-disrupting chemicals.

It also takes the view that the criteria for defining endocrine disrupters should be horizontal, based on criteria for defining ‘adverse effect’ and ‘endocrine mode of action’, in a hazard assessment perspective. More generally, the EP calls for legislative action to be taken quickly to protect human health, especially in vulnerable groups such as pregnant women and infants.

This report is a highly topical one, as the European Commission is currently revising its strategy on endocrine disruption. On the 20th of March, under a mandate from DG SANCO, the European Food Safety Authority (EFSA) published a scientific opinion in the framework of the revision of the Commission’s strategy on endocrine disruption (1).

A week later, the Joint Research Center (JRC) issued its own report on the same topic (2). In these reports, which will serve as a base for the Commission in the revision of its strategy on endocrine disrupters, EFSA and the JRC propose a set of criteria to define substances that are active on the hormonal system, as well as to define the ones that are disrupting this system.

To date, we do already know enough to regulate these substances in accordance with the precautionary principle. France has banned the use of the endocrine disruptor Bisphenol A (BPA) in all food contact materials as of 2015. Last year, Denmark announced that four phthalates (DEHP, DBP, DIBP and BBP) would no longer be allowed in shower curtains, table cloths and other consumer goods as they are endocrine disruptors. Another molecule, the diethylstilbestrol (DES), also known as Distilbene, was taken off the French market in 1977.

To avoid adopting criteria that are later found out to be inappropriate or too narrow, we consider it important that a short reality check is made of the likely future criteria before their adoption (« stress test »). We therefore urge you to check whether the envisaged criteria and tests methods to determine endocrine disrupters would identify certain substances that are already known to have endocrine disruptive action, such as BPA, DES and parabens.

Moreover, it has been demonstrated that the period of exposure is of extreme importance as well as the combination of exposures to different substances: all possible exposures – starting from in utero – should be taken into account and addressed. For that purpose, it is necessary that we have appropriate testing, with sensitive enough tests that are able to detect endocrine disrupting properties. We urgently need appropriate tests for expending diseases like breast, testicular, prostate cancers and endometriosis. This is why it is of utmost importance that funds are made available to support development of test methods both as a research and under OECD.

We call on the Commission to invest into research to ensure that we have adequate understanding of the toxicity allowing us to regulate on non-animal tests. Testing on animals being already no longer authorised on the European market for cosmetics, what is the Commission’s strategy in developing alternative and adequate tests other than in vivo ones and with what timetable?

All our trade partners in the world are watching what our position will be: this revision of the European strategy is an historic opportunity for us to show the path to a safer and healthier world with the highest standards possible for the current and future generations. The European Union opened the way with REACH, it has now the responsibility to continue. We hope that the Commission will be able to answer this request rapidly.

Yours sincerely,

Michèle Rivasi MEP (Greens/EFA)
Åsa Westlund MEP (S&D)
Carl Schlyter MEP (Greens/EFA)
Corinne Lepage MEP (ALDE)
Christa Klaß MEP (EPP)
Alda Sousa MEP (GUE/NGL)
Oreste Rossi MEP (EFD)

Copy letter to Commissioner Geoghegan-Quinn and to Commissioner Potočnik

(1) « The hazard assessment of endocrine disruptors: Scientific criteria for identification of endocrine disruptors and appropriateness of existing test methods for assessing effects mediated by these substances on human health and the environment »

(2) « Key scientific issues relevant to the identification and characterisation of endocrine disrupting substances »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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