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Les nouvelles règles sur l’étiquetage représentent une avancée, elles auraient pu être plus ambitieuses

Aujourd’hui, le Parlement européen a adopté un accord final sur la nouvelle législation de l’UE sur l’information sur les produits alimentaires. Le Groupe des Verts a soutenu l’accord final qui inclura plusieurs améliorations concrètes pour les consommateurs. Le Groupe des Verts aurait cependant préféré des règles plus ambitieuses, notamment l’étiquetage santé sur le dessus de l’emballage.

Pour Sandrine Bélier, Membre de la commission parlementaire Environnement et Santé publique :

« Ces nouvelles règles vont clairement représenter une amélioration importante pour les consommateurs européens. Grâce à l’introduction d’un étiquetage sur l’utilisation de nano et d’huile de palme ou encore sur la durée du transport des animaux, les consommateurs pourront maintenant faire un choix éclairé. Même si nous n’avons pas obtenu tout ce que nous voulions, ces informations obligatoires constituent une première étape décisive vers un vrai bilan santé – environnement et je m’en réjouis ».

Pour Michèle Rivasi, Membre de la commission parlementaire Environnement et Santé publique :

« Tout au long des négociations, nous avons poussé pour des règles d’une plus grande portée afin de permettre aux consommateurs de faire des choix plus éclairés. Sur l’étiquetage de la viande, nous avons réussi à étendre l’étiquetage d’origine aux viandes issues d’autres animaux que le bœuf. Maintenant les consommateurs pourront savoir d’où vient leur viande !

Nous avons aussi adopté des règles plus dures contre les aliments ‘artificiels’ et les pratiques trompant les consommateurs sur la qualité des produits. L’ajout par exemple d’eau ou de la fameuse ‘colle à viande’, source d’une viande reconstituée impossible à discerner à l’œil nu, doit être obligatoirement indiquée. L’étiquetage mensonger, tel que la mention de fruits ou d’autres aliments absents du produit, est aussi interdit. Sur les acides gras trans, nous attendons une proposition de la Commission sur leur interdiction ou non afin de promouvoir des choix alimentaires plus sains.

Les Verts regrettent bien sur que les nouvelles règles ne soient pas plus ambitieuses, notamment en termes d’étiquetage santé sur le dessus de l’emballage. Au delà des purs intérêts marketing de l’industrie alimentaire, il n’existe pas de raison valable pour ‘cacher’ cette information de base sur le verso de l’emballage. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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