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Les députés européens rencontrent les parlementaires des pays ACP au Togo

Les eurodéputés et leurs homologues des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) débattent des conséquences du printemps arabe en Afrique sub-saharienne, de la crise alimentaire dans la Corne de l’Afrique et des répercussions de l’endettement sur le financement du développement, lors de la réunion qui se déroule du 19 au 23 novembre à Lomé, la capitale du Togo.

Lors de la 22e Assemblée Parlementaire Paritaire (APP) ACP-UE, les députés examineront aussi les défis liés à la santé et l’énergie, auxquels sont confrontés les pays en développement, ainsi que la situation des jeunes.

Vice-présidente de l’APP, en charge des affaires sociales et de l’environnement, Michèle RIVASI portera la position des Verts européens sur ses thématiques.

Elle y proposera notamment une résolution d’urgence sur la crise alimentaire dans la Corne de l’Afrique (voir pièce jointe). Pour Michèle RIVASI, cette crise alimentaire est bien évidemment liée aux règles commerciales imposées par l’OMC, aux inégalités des termes de l’échange entre pays du Nord et pays du Sud, mais aussi au développement irresponsable des agrocarburants qui exercent une forte pression sur les prix.

Mais cette crise alimentaire est actuellement aggravée par un phénomène qui prend une ampleur considérable: l’accaparement des terres agricoles par des puissances étrangères, dans le but d’améliorer leur sécurité alimentaire. Mais ceci pose un problème éthique fondamental, à savoir le respect du droit fondamental des populations d’un pays d’accéder aux ressources naturelles de leur territoire, l’eau et la terre en premier lieu. Elle a en ce sens posé une question à la Commission pour qu’elle détaille sa position sur l’accaparement des terres.

Qu’est ce que l’APP ACP-UE?
L’Assemblée parlementaire paritaire (APP) ACP-UE rassemble des représentants élus de l’Union européenne et des pays ACP, soit des députés européens et des parlementaires des 78 États à avoir signé l’accord de Cotonou, qui est la base de la coopération au développement ACP-UE.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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