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Le parlement européen rejette les allégations trompeuses sur les produits alimentaires

Le Parlement européen a aujourd’hui voté (1) le rejet d’une proposition de la Commission européenne qui permet aux industriels d’indiquer, sur les produits alimentaires, des allégations de santé susceptibles d’induire en erreur le consommateur. Les Verts au Parlement européen se félicitent du rejet de ces propositions qui auraient permis aux industriels de prétendre des pourcentages moindres de composants (telle la graisse, le sel, le sucre et la graisse saturée) en comparaison avec la version précédente du même produit. La Commission européenne doit maintenant revenir avec une nouvelle proposition.

Apres le vote, la Vice-présidente du Groupe des Verts/ALE Michèle RIVASI a estimé que:

« Le Parlement européen a aujourd’hui voté contre les allégations nutritionnelles trompeuses et a demandé à la Commission européenne de présenter une nouvelle proposition.

La législation européenne sur les allégations nutritionnelles a été conçue dans le but de fournir aux consommateurs l’information nécessaire et dans un format facile à comprendre. Les allégations de santé sur les aliments ne devraient donc être autorisées que si elles permettent aux consommateurs de choisir clairement les aliments les plus sains. Mais la proposition de la Commission européenne aurait apportée plus de confusion qu’autre chose. Dire qu’un produit contient moins de matières grasses (que le produit précédent) sans préciser par ailleurs qu’il contient beaucoup de sucres ou de sel, embobine le consommateur qui croit acheter un aliment bon pour sa santé.

La Commission européenne doit maintenant faire de nouvelles propositions avec comme objectif de fournir aux consommateurs des informations claires sur le contenu nutritionnel des produits alimentaires ».

(1) Le vote du Parlement européen a eu lieu selon la procédure de comitologie.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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