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Journée mondiale contre le Sida : la prévention doit rester une priorité

« Zéro nouvelle infection au VIH – Zéro discrimination – Zéro décès dû au sida ». Voici le thème retenu cette année par l’ONU pour marquer la journée mondiale de lutte contre le Sida.

34 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH dans le monde et 25917 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2009 dans l’Union européenne, avec une forte augmentation chez les enfants et adolescents des pays d’Europe de l’Est.

C’est pourquoi le Parlement européen demande aujourd’hui à la Commission de rapporter les progrès réalisés depuis 2009, et si elle a l’intention de mettre à jour sa stratégie.

Pour Michèle RIVASI, députée européenne EELV spécialiste des questions de santé : « En France un vaccin thérapeutique contre le Sida s’apprête à être testé sur des patients séropositifs, c’est une avancée dont je me réjouis. Mais attention, il ne faut pas croire que cela soit la solution à tous les maux car la lutte contre le Sida a permis une meilleure prise de conscience du problème des MST en général. »

« Grâce à une meilleure information et prévention nous pourrons stopper et renverser la propagation du virus, en encourageant notamment la population à effectuer des tests de dépistage. Avec un diagnostic précoce, la personne infectée peut bénéficier plus rapidement d’un traitement avec des antirétroviraux. La première des victoires serait de parvenir à une décroissance annuelle du nombre de personnes infectées, ce doit être une priorité européenne en matière de santé. »
Par ailleurs Vice-présidente de l’Assemblée Parlementaire Paritaire Afrique-Caraïbes-Pacifique – Union européenne (APP ACP-UE), Michèle RIVASI souhaite une plus grande implication des pays en développement (PED) dans la lutte contre le VIH:

« 95% des personnes atteintes par le VIH vivent dans les PED, 67% des séropositifs vivent en Afrique subsaharienne. Pire: 90% des enfants infectés par le VIH vivent dans cette région. C’est pourquoi l’ONU a décidé de faire de la lutte contre le Sida un des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Dans un souci de solidarité internationale, nous devons développer et rendre accessibles des médicaments adaptés aux pays les plus démunis. »

« Le poids de la dette des pays ACP est tellement lourd qu’ils sont dans l’incapacité d’investir dans un système de santé publique et de prévention efficace, ni même de fournir des antirétroviraux aux malades. L’Union européenne peut contribuer à pallier ce manque d’argent au travers du Fonds européen de développement (FED). Mais encore faut-il que les dirigeants des pays concernés aient la volonté politique d’investir dans cette lutte, en cessant notamment de trop se reposer sur des partenaires tels que la Fondation Bill Gates ou d’autres ONG. Un pays dont les enfants naissent malades ne peut aspirer à un développement durable. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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