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Limitation des phosphates dans les détergents: un grand pas en avant

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui une nouvelle législation visant à réduire la présence de phosphates dans les détergents de grande consommation (1). Le Groupe des Verts-ALE saluent cette avancée, et notamment l’extension de cette réduction des détergents pour lave-linges aux détergents utilisés pour les lave-vaisselles.

A l’issue des votes, Michèle RIVASI, membre de la commission environnement du PE déclare: « Le déversement de phosphates dans les eaux de surface ont des conséquences catastrophiques sur l’eau douce et les écosystèmes aquatiques: il était grand temps de prendre des décisions pour lutter contre la prolifération des algues issues de cette pollution. Considérant que les alternatives aux phosphates pour les détergents utilisés dans les lave-linges sont déjà disponibles sur le marché depuis quelques années, cette réduction apparaît bien tardive. »

Et Michèle RIVASI de conclure: « Nous nous réjouissons surtout de l’extension de cette limitation aux détergents pour lave-vaisselles, pour lesquels des alternatives existent aussi, car les Verts ont du batailler en commission environnement pour l’obtenir. C’est une belle avancée pour la préservation de la qualité des eaux européennes de surface. »

(1) Dès juin 2013, la teneur en composants phosphorés d’une dose normale de poudre pour machine à laver ne pourra excéder 0,5 gramme. Le Parlement a également insisté sur une échéance pour le phosphore présent dans les détergents pour lave-vaisselle: une valeur limite de 0,3 gr, au 1er janvier 2017. De fait, ceci correspond à une quasi interdiction.

Pour plus d’informations sur le contenu de cette nouvelle législation, consultez le communiqué du service de presse du Parlement européen: « Détergents: protéger la faune aquatique »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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