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Grâce aux écologistes, l’Europe va enfin réduire sa consommation de sacs en plastique !

Une nouvelle stratégie de réduction sur 5 ans de la consommation de sacs plastiques légers vient d’être adoptée par le Parlement européen. Les écologistes, qui étaient le groupe rapporteur sur ce texte, se félicitent de ce vote qui vient renforcer les propositions initiales de la Commission européenne.

Michèle Rivasi, Vice-Présidente du groupe des Verts/ALE, revient sur les grandes lignes du texte : « Les sacs plastiques peuvent mettre jusqu’à quatre siècles avant de commencer à se dégrader, et les océans sont asphyxiés de leurs particules. Composés notamment de polyéthylène d’origine pétrolière, les sacs plastiques sont une plaie pour l’environnement, un poison. Il fallait prendre des mesures d’envergure pour enrayer cette pollution massive.

La stratégie prévoit donc de réduire les sacs à usage unique en plastique de 50 % en 3 ans et de 80 % en 5 ans et de facturer obligatoirement ces sacs dans le secteur alimentaire. Il est regrettable que les autres secteurs (non alimentaires) ne soient pas concernés, mais il s’agit d’une première avancée importante. Les Etats membres qui souhaiteront interdire totalement les sacs plastiques légers seront autorisés à le faire, espérons qu’ils soient nombreux à faire ce choix!

D’autre part, les sacs biodégradables et compostables et les sacs en papier recyclés seront favorisés pour emballer des aliments en vrac tels que la viande, le poisson, les légumes et les produits laitiers crus. Les sacs dits « oxo-biodégradables », qui ne font en réalité que se fragmenter dans la nature, seront éliminés. Dans les États membres qui ont la collecte séparée des biodéchets (= les déchets biodégradables) comme l’Italie ou l’Allemagne, le prix des sacs biodégradables pourra être réduit de moitié de façon à inciter la collecte séparée des biodéchets .

Enfin, je me réjouis particulièrement d’une avancée majeure et pour laquelle les écologistes se battent sans relâche: les substances dangereuses comme les perturbateurs endocriniens qui rentrent dans la composition des sacs seront supprimées. Si la Commission européenne tarde à donner une définition officielle aux perturbateurs endocriniens, une définition émerge tout de même, grâce au texte adopté aujourd’hui.« 

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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