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Fraudes alimentaires: Le Parlement européen demande plus de garanties pour la sécurité des consommateurs

Les députés européens ont voté aujourd’hui en faveur d’un rapport sur la crise alimentaire, la fraude dans la chaîne alimentaire et son contrôle. Alors que les scandales alimentaires se multiplient, le Parlement européen demande une nouvelle loi européenne consacrée à la lutte contre la fraude alimentaire.

Pour Michèle RIVASI, Vice-Présidente du groupe des Verts/ALE, il est indispensable de revoir les règles relatives à l’étiquetage intermédiaire et aux négociants :

« Les conséquences sanitaires d’une fraude alimentaire peuvent être graves : les animaux qui ne devraient pas se retrouver dans nos assiettes et qui ont reçu des traitements médicamenteux, peuvent être dangereux à consommer. C’est pourquoi tous les maillons de la chaîne impliqués dans le cheminement du produit devraient être co-responsables, jusqu’à l’usage final de ce produit. C’est la seule façon de responsabiliser tous les maillons, du producteur de viande au transformateur en passant par le maquignon, pour éviter les fraudes.

Il faut donc aussi protéger les lanceurs d’alerte qui indiquent les cas de fraudes, car souvent les scandales sont dénoncés par courriers anonymes. D’autre part, les sanctions devraient être accrues pour arriver au moins au double des gains économiques recherchés par la fraude alimentaire, et l’agrément d’un exploitant du secteur alimentaire devrait lui être retiré en cas de récidive. Enfin, les consommateurs exigent plus de transparence et veulent savoir dans quelles conditions les animaux qu’ils consomment ont été élevés, si leur bien-être a bien été pris en compte. La Commission doit donc entendre ces préoccupations et modifier la législation européenne en conséquence ».

Pour Sandrine BELIER, membre de la commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire du Parlement européen:

« Je me réjouis du vote de ce rapport, qui demande un étiquetage spécifique pour favoriser les circuits courts entre producteurs et consommateurs. Alors qu’un consommateur européen sur trois n’a pas confiance dans les informations mentionnées sur les étiquettes des produits, la Commission devra retenir des solutions innovantes pour rétablir la confiance des citoyen-ne-s et éviter de nouvelles fraudes.

Par ce rapport, le Parlement européen réaffirme sa volonté d’améliorer le contrôle de la filière alimentaire. Il serait donc désastreux que certaines législations de nos partenaires commerciaux s’imposent à l’Europe, à l’heure où se négocie le Pacte transatlantique. Ainsi, l’autorisation de produire de la viande à partir d’animaux clonés sans étiquetage, qui existe aux États-Unis, ne devra pas franchir nos frontières. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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