A A

Études d’impact environnemental: les écologistes dénoncent l’absence d’encadrement de la fracturation hydraulique

Le Parlement européen a définitivement adopté la révision de la directive portant sur les études d’impact environnemental (EIE) de certains projets publics et privés. Les eurodéputés écologistes ont voté contre cet accord législatif qui n’inclut pas les activités d’exploration et d’extraction des gaz et huiles de schiste dans la liste des activités devant obligatoirement faire l’objet d’une EIE.

Michèle RIVASI, eurodéputée EELV vice-Présidente du Groupe des Verts-ALE, explique la position des écologistes qui se sont opposés au texte :

« L’enjeu majeur de ce texte pour les écologistes était de parvenir à réviser l’annexe 1 de la directive, afin d’ajouter les projets d’hydrocarbures non-conventionnels à la liste des projets devant obligatoirement faire l’objet d’une étude d’impact environnemental. Malheureusement, la pression exercée par l’industrie pétrogazière et l’opposition de certains États membres à un encadrement trop rigoureux de l’exploitation des gaz et huiles de schiste a eu raison des préoccupations environnementales des citoyens et des députés européens. En effet, le Parlement européen avait exigé l’intégration des hydrocarbures non-conventionnels dans l’annexe 1 en première lecture: quelques États membres égoïstes ont imposé leur diktat aux nombreuses régions et communes européennes qui ont exprimé le souhait d’interdire la fracturation hydraulique sur leur territoire, seule technique disponible pour extraire les hydrocarbures non-conventionnels ».

« Malgré des avancées sensibles obtenues sur la transparence, la participation publique et l’intégration de nouveaux facteurs environnementaux (biodiversité et climat notamment), les eurodéputés écologistes n’ont pas pu cautionner ce texte qui exclut de fait une des mesures les plus rapides et les plus urgentes à mettre en place au niveau européen pour un meilleur encadrement de la fracturation hydraulique. Les études d’impact environnemental sont une garantie indispensable à la protection de l’environnement et de la santé des citoyens ».

Articles similaires :

Tags: , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives