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Discours à l’occasion de la commémoration du centenaire du génocide arménien

15 Avr 2015

Au Parlement

M/Mme le/la Président(e), chers collègues,

Notre institution reconnaissait déjà en 1987 le génocide arménien survenu en 1915. Aujourd’hui, par cette nouvelle résolution, nous commémorons cet évènement historique indéniable.

Je souhaite rendre hommage aux victimes du génocide arménien, qui est loin d’être un « point de détail » de l’histoire de l’Empire Ottoman, et que la Turquie devrait cesser de renier.

Car si la Turquie se reconnait comme héritière de l’Empire Ottoman, elle doit tout aussi bien se considérer comme héritière de son histoire, et donc du génocide arménien.

C’est pourquoi je souhaite aussi rendre hommage à celles et ceux qui, en Turquie, ont permis de commencer à lever le tabou du génocide, et qui commémoreront la semaine prochaine à Istanbul le génocide arménien.

Je rappelle que le Parti vert turc reconnait le génocide arménien et qu’il est de la responsabilité des autres groupes politiques européens d’agir pour que leurs partenaires politiques turcs fassent de même.

Comme l’a rappelé le Pape cette semaine : « Occulter ou nier le mal, c’est laisser une blessure ouverte saigner sans la panser ».

C’est pourquoi la Turquie ne peut continuer de priver le peuple arménien du droit à sa propre histoire, d’autant plus que la négation de tels actes, fondés sur la haine et la discrimination, conduit inévitablement à leur répétition.

La reconnaissance du génocide arménien par la Turquie doit être vue comme un acte profondément humain de réhabilitation morale envers les Arméniens qui ne peut que faire honneur au gouvernement turc.

La France a reconnu avoir commis l’irréparable en collaborant avec le régime nazi, et nous travaillons encore à la reconnaissance historique de notre responsabilité dans des évènements plus proches.

On ne peut offrir de réparations compensant l’horreur d’un génocide, mais on se doit d’assumer les heures les plus sombres de l’histoire de son pays. Pourquoi ?

Parce qu’on ne peut construire la Paix entre les peuples autrement.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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