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Directive Tabac: il faut lever le voile sur les circonstances fumeuses de la démission de M.Dalli

Le Groupe des Verts/ALE au Parlement européen vient de demander à la Commission européenne de faire toute la lumière sur les circonstances et les raisons de la démission du Commissaire européen John Dalli. Les Verts au PE demandent également que la future réglementation sur le tabac ne soit pas reportée.

Intervenant en séance plénière au nom du Groupe des Verts/ALE Michèle RIVASI, Vice présidente du Groupe des Verts/ALE a estimé que:
« Cela fait déjà plus d’un an que la Commission européenne aurait du nous présenter sa proposition de révision, considérant que c’est un enjeu sanitaire majeur de cette législature. Le tabac est la première cause de mortalité évitable au sein de l’UE (1), il est donc essentiel de renforcer l’arsenal législatif anti-tabac. Cette affaire de corruption impliquant le Commissaire Dalli ressemble à une manœuvre visant à repousser à nouveau l’échéance d’une nouvelle législation, c’est d’ailleurs ce qu’a demandé le lobby du tabac au lendemain de la démission de M. Dalli ».

« C’est pourquoi j’ai interpellé tant l’OLAF que M. Barroso, dont l’action dans cette affaire enfreint tant le respect de la présomption d’innocence que le droit d’information des parlementaires qui ont nommé les Commissaires. Ce ‘DalliGate’ dépasse la personne même de M. Dalli et les accusations qui sont faites: cette affaire démontre que malgré tous ses efforts, la Commission européenne n’est pas parvenue à mettre en place un cadre suffisant pour se prémunir de scandales potentiels ».

Pour sa part Daniel COHN-BENDIT, Coprésident du Groupe des Verts/ALE considère que:
« Les circonstances de cette démission sont assez bizarres, nous aimerions connaître les raisons de cette démission ainsi que le contenu du dossier de l’OLAF en rendant public ce dernier. M.Dalli est -il tombé dans un piège ou était-il de connivence avec l’entreprise qui agissait en son nom? Monsieur Barroso doit lever le voile sur les raisons de cette démission, c’est clairement des informations qui doivent être rendues publiques ».

(1) 650 000 européens meurent prématurément du tabagisme chaque année et on évalue à 19 000 le nombre de morts liés au tabagisme passif.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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