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Déclaration d’indépendance de l’Arménie: 20 ans déjà et toujours de nombreux défis à relever

Il y a 20 ans exactement naissait l’Etat arménien. Situé à la périphérie de l’UE, empreint d’une inestimable richesse culturelle aux racines chrétiennes, ce nouvel acteur est aujourd’hui reconnu comme un Etat souverain assumant ses convictions et ses valeurs.

Les défis d’aujourd’hui sont nombreux et sont directement liés à la participation de l’UE dans cette région au passé conflictuel.
Pour Michèle RIVASI, députée européenne EELV et membre de la délégation Euronest (organisme de coopération parlementaire avec les pays de l’est, dont l’Arménie), cet anniversaire est une victoire pour la démocratie arménienne mais celle-ci reste menacée par des enjeux régionaux:

« L’Arménie se rapproche indéniablement de l’Europe et bénéficie désormais d’outils de coopération tels que la politique européenne de voisinage et son partenariat oriental. Ainsi, la démocratie arménienne bénéficie de l’expérience européenne et corrige ses défauts à la marge pour en faire un véritable Etat de droit, préalable indispensable à l’établissement de partenariats politiques et économiques durables.

Malheureusement, la société arménienne ne pourra avancer sur le chemin du développement économique et social que si le préalable de la paix est respecté, et la situation au Nagorno-Karabakh repousse jour après jour cette nécessité inconditionnelle. C’est la raison pour laquelle je m’étais rendue dans la région l’an dernier: au travers de ses représentants, l’Union européenne doit montrer qu’elle reste vigilante aux agissements de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie, des 2 côtés de la zone de contact.

Le respect du droit international doit guider l’action du groupe de Minsk, en charge de la résolution de ce conflit. Sans cela cette région ne connaîtra jamais la Paix. L’UE doit être un catalyseur de cette apaisement et je m’y emploierai personnellement. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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