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Projets d’intérêt commun: les gazoducs sont-ils soutenables?

Les députés Michèle Rivasi et Xabier Benito Ziluaga ont le plaisir de vous inviter à la conférence

Projets d’intérêt commun: les gazoducs sont-ils soutenables?

La Commission européenne a publié en novembre dernier la troisième liste de projets d’intérêt commun (PIC), une liste des infrastructures énergétiques présentées comme stratégiques pour l’Union de l’énergie. Cette liste comprend: les nouveaux pipelines, les terminaux méthaniers, etc. or, es projets mettront en péril le financement de projets d’électricité et accroîtront la dépendance de l’UE à l’égard des fournisseurs de gaz externes. De plus, ces projets gaziers ont des impacts très négatifs sur le climat et l’environnement.
Le Parlement européen a la possibilité de voter sur la liste des PIC proposée par la Commission. Par conséquent, il est crucial de prendre en compte l’intérêt suscité par la société civile. Des représentants de groupes locaux opposés à des projets emblématiques tels que Midcat (Espagne), Eridan (France), TAP (Italie), Shannon LNG Terminal (Irlande) et Göteborg LNG (Suède) exposeront leurs inquiétudes.

Quand: lundi 22 janvier 2018, de 13h30 à 14h30

Où: Parlement européen, salle PHS 01C051.

Traductions: seront disponibles en anglais, français et espagnol.

Le programme:

– Introduction par Xabier Benito Ziluaga et Michèle Rivasi

– « le gazoduc Midcat » présenté par Carol Coll de Resposta al Midcat, Espagne.

– « Le terminal méthanier de Shannon en Irlande » présenté par Louise Fitzgerald de Fossil Free / Not Here Not Anywhere, Irlande.

– « Le terminal GNL GO4LNG en Suède (Göteborg) » présenté par Carl Thorshag de Fossilgasfällan, Suède.

– « Le gazoduc Trans Adriatic » présenté par Marco Santoro du comité NoTAP, Italie.

– « Le projet Eridan » présenté par Gérard Dabbène, association Pierredomachal, France

– « La troisième liste de PICI, loin  de l’accord de Paris » par Antoine Simon, Les Amis de la Terre Europe et Frida Kieninger, Food & Water Europe

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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