A A

Budget : L’Agence Européenne des Médicaments nécessite un traitement d’urgence

Ce mardi 10 mai 2001, le Parlement a adopté la plupart des dépenses du budget de l’UE pour l’exercice 2009. Parmi les 39 rapports dans le cadre de la procédure dite « de décharge », une majorité de députés a donné un avis défavorable à l’octroi de la décharge budgétaire de l’Agence européenne des médicaments (EMA basée à Londres). L’agence dispose maintenant de 6 mois pour faire de nouvelles propositions et améliorer son fonctionnement interne.
 
Réagissant à l’issue du vote, Michèle RIVASI, eurodéputée du Groupe des Verts/ALE, membre de la commission de l’environnement a estimé que :

« Cette décision est justifiée au vu des nombreuses anomalies relevées par la Cour des Comptes Européenne dans le management de l’EMA dont le budget s’élevait à presque 200 € millions en 2009. Cela fait plusieurs années que les audits internes de la commission listent des problèmes critiques ou très importants. Conflits d’intérêts, qualité des données collectées, accès aux informations…

Les problèmes persistent, de nouveaux apparaissent. Qu’a fait l’EMA ? Rien. Il apparait de plus en plus clair que c’est bien la gouvernance de l’EMA qui pose problème, comme en témoigne d’ailleurs le comportement de son ancien directeur qui a rejoint les rangs de l’industrie pharmaceutique sans en référer à quiconque. C’est pourquoi dans son organisation actuelle, l’EMA ne fonctionne pas correctement, cela nuit à la crédibilité et à la confiance des citoyens européens dans l’ensemble des institutions sanitaires européennes. Ce n’est pas acceptable. L’EMA doit se réformer de toute urgence. »

Articles similaires :

Tags: , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives