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Biocides, produits d’entretien, détergents, nanos… un premier mieux pour les consommateurs !

La Commission santé et environnement du Parlement européen a voté une série d’amendements concernant la mise sur le marché et l’utilisation des produits biocides, c’est à dire de produits tels que les détergents, les produits d’hygiène ou la mort aux rats et qui visent à tuer les bactéries, moisissures et organismes vivants nuisibles.
 
Réagissant à l’issue du vote, Michèle Rivasi (Verts/ALE/Europe Ecologie) membre de la commission de l’environnement remarque :
 
« Des progrès indéniables ont été obtenus. C’est une bonne chose car ce texte touche directement les consommateurs. L’autorisation des produits les plus dangereux reste de la compétences des Etats membres, car ces produits contiennent des substances hautement toxiques (cancérigène, mutagène, reprotoxique…) ou des perturbateurs endocriniens. »
 
« En matière de nanos, les nanoparticules seront mentionnées sur l’étiquette. Le principe d’une évaluation des risques spécifiques aux nanomatériaux, avec des méthodes adaptées, a été voté. Ainsi que la prise en compte de l’exposition chronique et des effets cocktails de ces substances biocides. Ce qui inclut l’évaluation des effets cumulatifs et de synergie des différents produits mis sur le marché. »
 
L’eurodéputée Michèle Rivasi déplore en revanche que « des ‘articles traités’, tels que les canapés, pourront contenir des produits non autorisés. Et seuls les articles traités avec un produit en contact direct avec la peau des consommateurs seront signalés par une étiquette. »
 
« Les tâches et responsabilités incombants à l’Agence Européenne des Produits Chimiques (ECHA) ont également été élargies, sauf que les financements dévolus à l’agence ont été réduits. En clair, l’agence dispose de plus de compétences et de moins de moyens pour effectuer un travail plus important. Cette contradiction devra être résolue dans les mois à venir. »

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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