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Aliments pour bébés : les Verts sont mitigés

Le Parlement européen a voté aujourd’hui en deuxième lecture en faveur du rapport relatif aux aliments destinés aux nourrissons et aux enfants en bas âge ainsi qu’aux aliments destinés à des fins médicales spéciales (1) Le vote de ce texte devrait permettre au consommateur de s’y retrouver un peu mieux dans le monde parfois trompeur des aliments spécialisés dits « diététiques ».

Pour le groupe des Verts/ALE, il était surtout important que les aliments pour bébés soient produits en n’utilisant aucun pesticide reconnu comme toxique. Malheureusement leur proposition n’a pas été suivie ni par les autres députés ni par le Conseil pendant les négociations.

« Les enfants ont un métabolisme beaucoup plus fragile que le notre. Exposés dès le plus jeune âge à des substances nocives et toxiques, ils auront toutes les chances de développer plus tard un cancer ou autre maladie grave », explique Michèle RIVASI, vice-présidente du Groupe des Verts au Parlement européen, qui regrette le manque de détermination des autres partis politiques sur ce sujet.

« Toutefois, nous nous félicitons de l’introduction du principe de précaution dans le texte, ainsi que des avancées sur l’étiquetage et la publicité des aliments destinés aux enfants. Cessons de manipuler le consommateur qui paye plus cher des aliments dont nous ne sommes pas certains qu’ils soient réellement meilleurs pour la santé ».

En ce qui concerne le cas des «laits de croissance», comme rien ne prouve que ces laits ont une réelle valeur ajoutée pour les enfants, le Parlement européen a demandé à la Commission d’examiner ce problème. Une décision sera donc prise sur la base d’un rapport qui devra être effectué prochainement. En attendant, les règles plus strictes du règlement « allégations de santé » continueront d’être appliquées (2).

(1) http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A7-2012-0059&language=FR
(2) http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2012:136:0001:0040:FR:PDF

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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