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Victoire pour le climat : l’A45 enfin abandonnée

Victoire pour le climat : l’A45 enfin abandonnée

La Ministre chargée des transport, Elisabeth Borne, a annoncé ce matin l’abandon définitif du projet d’A45 entre Lyon et Saint-Etienne.

Pour Michèle Rivasi, députée européenne EELV du Sud-Est :

« C’est une excellente nouvelle ! Si l’annonce se confirme, cela montrera que la mobilisation des citoyens contre ce projet climaticide a payé. Ce projet d’autoroute est d’un autre temps ! Le dernier rapport du GIEC montre qu’il est urgent de changer de paradigme pour diminuer drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. On ne peut plus se permettre de construire des autoroutes qui, en plus d’augmenter le trafic routier, nous privent de centaines d’hectares de terres agricoles fertiles !

Sans les élus locaux, les associations et les militants mobilisés contre ce projet nous aurions gaspillé de l’argent public dans une mauvaise solution a un réel problème de desserte des territoires entre Lyon et Saint-Etienne. Il faut maintenant réfléchir aux alternatives et ne pas recommencer l’erreur de l’A45 en concevant un projet sans aucune concertation. Les citoyens, les élus locaux et les associations ont de nombreuses solutions pour leur territoire et il faut les écouter : Amélioration des mobilités actives, Développement de l’intermodal, Renforcement du ferroviaire, Amélioration de l’actuel A47, Développement du covoiturage et du coworking, etc. Nous avons besoin d’un véritable projet de territoire conçu avec et pour ses habitants.

Je félicite Madame la Ministre pour sa compréhension de ces enjeux ! Et maintenant je lui demande de prendre la même décision pour le projet du Grand Contournement Ouest de Strasbourg qui est similaire sur tous les volets ! » 

 

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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