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Une victoire pour les opposants aux gazoducs !

Une victoire pour les opposants aux gazoducs !

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l’arrêté ministériel du 5 janvier 2015 autorisant le lancement des travaux du gazoduc Eridan qui devait relier Fos-sur-Mer à la région lyonnaise. C’est une grande victoire pour les opposants, cela signifie que le projet ERIDAN entre, comme l’A45 et NDDL, au cimetière des projets inutiles !

La fin de ce projet est un formidable exemple de victoire de la mobilisation des citoyens. Les opposants sont issus de milieux très divers : des communes de plusieurs bords politiques, de nombreuses associations de riverains et de défense de l’environnement, des élus et des militants. Je les avais invités au Parlement Européen avec les opposants espagnols et françaises pour une rencontre avec la commission européenne afin de dénoncer ce projet. Ils se sont mobilisés pendant plusieurs années sur deux points clefs du projet :

Son aberration économique, un gazoduc existe déjà et n’est pas utilisé au maximum de son débit. Eridan devait être deux fois plus grand et donc capable de transporter un débit en gaz quatre fois plus important ! C’est une complète aberration dans un contexte de dérèglement climatique où les énergies renouvelables vont remplacer de plus en plus les énergies fossiles. J’ai publié sur mon site en avril 2018 le rapport Poÿry que l’ONG Les amis de la Terre a récupéré alors que la commission européenne ne voulait pas le publier. Ce rapport montre clairement le non-sens économique du projet Eridan qui devait être relié au projet équivalent en Espagne.

Sa dangerosité sous-estimée. Le tracé du gazoduc dans la vallée du Rhône passe très proche d’habitations et de sites nucléaires. La loi demande une étude sur les risques sismiques pour ce type de projet mais GRTGAZ n’avait pas considéré cela comme nécessaire et a décidé, par abus d’autorité, de ne pas la faire ! C’est pour cela que le tribunal de Grenoble a annulé ce mardi l’autorisation des travaux. Le tribunal a donc tranché dans le sens des citoyens en considérant que les dangers du projet n’étaient pas assez étudiés.

L’abandon de ce projet est une très bonne nouvelle pour les opposants aux autres projets de gazoduc en Europe, les projets Midcat-Step, Arc Lyonnais doivent également être définitivement enterrés !

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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