A A

Produits toxiques / appareils électriques et électroniques: une législation plus stricte

Le Parlement européen vient d’adopter un texte législatif final révisant des règles de l’UE sur les substances dangereuses dans l’équipement électrique et électronique.

Les députés du Groupe des Verts/ALE considèrent que la législation aurait pu être encore plus stricte, ils accueillent cependant favorablement les règles révisées puisqu’elles améliorent la situation actuelle. A l’issue du vote, Michèle RIVASI, membre de la commission de l’environnement du PE a estimé que:

« Ce rapport est globalement un progrès. Oui mais… un progrès à petits pas. Un point positif important est l’extension du champ d’application à tous les types de marchandises électroniques – par exemple, l’introduction de jouets avec une fonction électronique qui ne sont pas couverts actuellement. Cela est clairement un pas en avant .Étant donné les impacts sérieux de certaines substances utilisées dans les marchandises électriques et électroniques sur la santé et l’environnement, les députés du Groupe des Verts/ALE auraient souhaité des dispositions encore plus sévères, notamment des restrictions explicites sur de nouvelles substances dangereuses (comme le PVC et les retardateurs de flammes halogénés).

Le rapport initial, adopté en juin 2010, contenait une liste de substances prioritaire à considérer. Aujourd’hui, au terme des négociations menées avec la Commission et le Conseil, on se retrouve avec un accord non contraignant avec des restrictions de substances, nanoargent inclus, que l’on remet à plus tard…dans au mieux 3 ½ ans.

On souligne le danger de ces substances mais on remet à plus tard. Alors oui, ce vote constitue bel et bien un progrès, mais un progrès qui peut sembler manquer de substances. »

Articles similaires :

Tags: ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives