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Tumeur au cerveau: il est temps de reconnaître le danger lié à l’utilisation intensive du mobile et de protéger les usagers

19 Oct 2012

A la Une, Communiqués, Medias

La justice italienne vient de reconnaître la tumeur au cerveau d’un ancien salarié comme maladie professionnelle et a condamné l’organisme d’assurance sociale dont il dépend à lui verser une pension d’invalidité. Cet ancien manager utilisait quotidiennement et jusqu’à 6 heures par jour son téléphone mobile dans le cadre de son emploi.

Pour Michèle Rivasi, députée européenne EELV et vice-présidente du Criirem (1), il est grand temps de reconnaître les dangers de la téléphonie mobile en France comme ailleurs: « En 2011, les experts du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) ont conclu que l’usage du portable pouvait être cancérogène pour l’homme. La décision de la cour Suprême italienne conforte également les résultats de l’étude Interphone (2), selon lesquels l’usage intensif du téléphone portable favorise le développement du gliome, un cancer du cerveau ».

L’eurodéputée souligne que ce n’est pourtant pas la première fois que la justice reconnaît une tumeur au cerveau comme maladie professionnelle, liée à l’usage intensif du téléphone: « Une class action (recours collectif) aux Etats-Unis a tenté de faire reconnaître fin 2001 la négligence et la responsabilité de l’industrie du téléphone portable pour des cas de tumeurs au cerveau apparus chez des employés de Motorola. Il aura fallu attendre 2006 pour que le système judiciaire américain établisse que la tumeur au cerveau d’une employée – Shareza Price – était une conséquence directe de l’utilisation du téléphone portable », explique Michèle Rivasi.

Pour conclure, l’élue écologiste rappelle l’importance de la prévention dans un environnement saturé par les ondes: « Les consommateurs doivent absolument être informés des risques qu’ils encourent lorsqu’ils utilisent un téléphone portable. En Israël, le parlement a récemment voté une loi pour que l’emballage des téléphones portables soit doté d’une mise en garde concernant leur utilisation. De manière plus pratique, il faut tout simplement obliger les opérateurs à fournir une oreillette pour chaque téléphone portable vendu. Enfin, il faut surtout réduire l’exposition générale aux ondes électromagnétiques puisqu’un nombre croissant de nos concitoyens vit un calvaire quotidien du fait de leur électrohypersensibilité ».

L’élue rappelle en outre qu’une proposition de loi est en cours de rédaction à l’Assemblée nationale. Le texte, présenté par Laurence Abeille au nom du groupe des écologistes, est relatif à la réduction de l’exposition des personnes aux champs électromagnétiques. Il sera présenté en novembre prochain.

(1) Criirem, Centre de Recherche et d’Information Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques

(2) Etude publiée dans l’International Journal of Epidemiology daté du 17 mai 2010.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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