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Tchernobyl, 25 ans après

20 Avr 2011

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En se rendant à Kiev, Michèle Rivasi poursuit son combat pour que l’UE apporte un plus large soutien financier à la population

25 ans après Tchernobyl, la catastrophe de Fukushima ravive les inquiétudes enfouies et rappelle que la sûreté des centrales n’est pas maîtrisable. A l’initiative du ministère des catastrophes ukrainien, une conférence internationale sur le thème du futur de la sûreté nucléaire aura lieu les 20, 21 et 22 avril 2011à Kiev. A cette occasion, des responsables de l’OMS et de l’AIEA viendront à nouveau présenter les bilans controversés de cette catastrophe permanente, controverse qui n’avait pas épargné la France.

Michèle RIVASI, députée du Groupe des Verts/ALE et fondatrice de la CRIIRAD (Commission de recherche et d’Information Indépendante sur la Radioactivité créée au lendemain de la catastrophe pour dénoncer le mensonge d’Etat français) membre de la Commission Industrie, Recherche et Energie se rendra sur place à cette occasion, et participera aussi à des conférences alternatives organisées par des scientifiques biélorusses et ukrainiens.

Une participation au processus institutionnel qui sera néanmoins ponctuée par un boycott:

« Il est important de participer à ce processus ‘officiel’ pour la reconnaissance des véritables conséquences de cette catastrophe permanente. Néanmoins, j’ai décidé de boycotter la présentation du rapport sur les impacts sanitaires, car les chiffres officiels ne représentent pas la réalité du bilan sanitaire de cette catastrophe démographique puisque c’est l’AIEA qui décide des chiffres que l’OMS a le droit de publier (*). »

Luttant pour la transparence de l’information concernant le nucléaire civil, Michèle RIVASI rappelle que:

« Je suis personnellement très investie dans les combats menés dans les territoires contaminés, et depuis le début de mon mandat européen j’ai réussi à influencer les décisions de la Commission européenne en matière de financement. Alors que la majorité de l’aide apportée par l’Union Européenne visait à se prémunir des risques liés au sarcophage existant et défaillant, elle omettait de prendre en compte l’état de santé des populations. Désormais, l’UE a investi dans la rénovation de l’hôpital délabré d’Ivankov, et je cherche dorénavant à aider au financement d’un centre d’écologie et de santé porté par Yury Bandajevski (scientifique ayant démontré l’impact sanitaire des faibles doses de contamination radioactive).

Il est important de mieux répartir l’aide financière, surtout quand l’on voit les investissements colossaux effectués pour la création d’un deuxième sarcophage, dont le montant est sans cesse réévalué: d’ailleurs la Commission européenne s’est engagée aujourd’hui même à consacrer 110 millions d’euros supplémentaires à l’achèvement des travaux de sécurisation du site de Tchernobyl. »

(*) Accord du 28 Mai 1959, dénommé accord WHA 12-40. Pour plus d’informations, voir http://www.independentwho.info/

Photo: Martin Godwin

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