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Soutien à la Marche des Cobayes

La genèse de la Marche des Cobayes ou Marche Vérité et Justice pour la Santé Environnementale

L’idée a germée à l’automne dernier lors d’une discussion au cœur de la crise du Levothyrox avec Chantal Loir, présidente de l’Association Française des Malades de la Thyroïde. Nous évoquions ensemble l’idée que face à l’isolement des victimes et à la multiplication des scandales sanitaires et alimentaires, il faut rompre avec cet isolement et ce cloisonnement entre ces différents problèmes liés à des problèmes de pollution ou d’intoxications par des produits toxiques, ou des polluants dangereux pour la santé et les générations futures.

Alors que les conquêtes sociales, l’hygiène, les progrès médicaux et l’accès à la nourriture pour tous ont fait progresser l’espérance de vie tout au long du 20eme siècle, on voit celle-ci stagner ou reculer dans les pays dits développés occidentaux. Maladies cardio-vasculaires, cancers, maladies respiratoires, obésité, diabète, troubles du comportement et de la reproduction, maladies neurodégénératives, maladies liées à des accidents médicamenteux et vaccinaux… la quasi-totalité des pays est confrontée à une épidémie de maladies chroniques. Face à cette crise sanitaire, les politiques de santé restent figées sur le modèle ancien, qui mise tout sur le soin et a oublié que les maladies ont des causes. Le facteur environnemental est le grand oublié de la santé publique. La multiplication des crises auxquelles nous avons assisté récemment ou nous assistons encore, telles que la crise du Levothyrox, le scandale des boues rouges à Gardanne, la situation à Fos-sur-Mer, particulièrement mise en lumière par la publication de l’étude Fos Epseal, la sortie du poignant documentaire de Pierre Pézerat, Les Sentinelles, sur les combats de salariés victimes de l’amiante ou de pesticides (que nous avons projeté au Parlement le 7 février), ou encore les nombreuses plaintes contre la pollution dans la Vallée de l’Arve font partie de la liste non-exhaustive des actualités qui nous ont poussé à agir.

Durant les mois de janvier et février, plusieurs réunions de travail nationales ont eu lieu avec de nombreuses associations de victimes de pollution, produits toxiques, ainsi qu’avec des associations travaillant sur la santé environnementale, telles que Génération Futures ou Générations Cobayes. Aujourd’hui, nous voilà avec un collectif représentant une centaine d’association et personnalités du monde scientifique, politique, juridique, associatif ou encore artistique.

Liste des signataires

Pourquoi cette marche ?

L’idée principale étant vraiment de rendre visibles les personnes isolées et victimes dans leur travail, dans leur lieu de vie, dans leur alimentation, dans leurs soins… de produits toxiques, de produits de santé dangereux, de polluants dangereux pour la santé et les générations futures, nous voulons créer un événement de grand ampleur, qui soit assez long pour que toutes les problématiques locales et nationales que nous fédérons soient mises en lumière, et que celui-ci puisse attirer l’attention de l’opinion publique et des autorités sur le fait que nous sommes tous des cobayes. Il m’a semblé très important de fédérer toutes les associations travaillant sur des problématiques diverses telles que la pollution de l’air, l’amiante ou les perturbateurs endocriniens par exemple, afin de rompre leur isolement. En marchant pendant 2 mois, au lieu d’organiser un événement de courte durée, nous serons présents pendant une longue durée sur la scène médiatique, et nous organiserons de nombreux évènements, pendant les différentes étapes, sur chaque problématique que nous traitons, afin qu’aucune ne soit mise de côté. L’idée est également de mettre en avant les différentes problématiques locales, et de partir de celles-ci afin de créer un mouvement national puis européen, car nous porterons les revendications de ces associations de victimes au niveau national et européen, à Bruxelles.

Les objectifs de la Marche

  • Rendre visibles les personnes isolées et victimes dans leur travail, dans leur lieu de vie, dans leur alimentation, dans leurs soins… de produits toxiques, de produits de santé dangereux, de polluants dangereux pour la santé et pour les générations futures ;
  • Créer un mouvement citoyen et un éveil des consciences contre l’inertie des pouvoirs publics en matière de santé environnementale ;
  • Réclamer la justice, la réparation, la reconnaissance des responsabilités et l’indemnisation des victimes de la crise sanitaire et environnementale avec l’inversion de la charge de la preuve (ce doit être à l’industriel de prouver l’innocuité de son produit et non à la victime de prouver le lien de causalité entre sa pathologie et le facteur de pollution ou le produit toxique) ;
  • Exiger une recherche, une expertise et une justice indépendantes et refonder toutes les méthodes d’évaluation et d’homologation par un panel indépendant de chercheurs universitaires avec un contrôle citoyen ;
  • Renforcer la protection de la santé au travail en rétablissant les CHSCT et des instances de contre-pouvoirs, d’alerte et de la contre-expertise pour les salarié.e.s.

Le parcours 

 

 Je soutiens bien évidemment cette grande marche citoyenne et je compte sur vous toutes et tous pour nous rejoindre marcher une ou plusieurs étapes, signer la pétition ou faire un don pour soutenir la marche financièrement :

Inscriptions à la marche ici

Nous faire un don

Signer la pétition

 

Page facebook : @marchetouscobayes

Page instagram : @marchetouscobayes

Compte Twitter : @marchecobayes

 

 

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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